Crise du prêt-à-porter : à Lisieux, « la crainte de l’effet boule de neige »
Nathalie Jourdan
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Camaïeu est la troisième enseigne d’habillement que perd la ville.
© LAURENT THEVENOT/LE PROGRES/MAXPPP
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Camaïeu est la troisième enseigne d’habillement que perd la ville.
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Pantalon noir et veste bleue cintrée. Par ce matin frisquet de février, Sylvie rajuste son écharpe devant la vitrine vide du magasin Camaïeu de Lisieux, liquidé en septembre 2022. « La fermeture ne m'a pas traumatisée, confie-t-elle à La Tribune Dimanche, mais je trouve que ce rideau baissé fait désordre, à force. » Plus d'un an après, la boutique, située au cœur de ce que l'on appelle ici le « carré d'or », n'a toujours pas déniché de repreneur. « Si ça dure trop, le risque est que ça fasse boule de neige », se désole la passante. L'effet domino a néanmoins déjà commencé.
Après Jennyfer et Superdry, Camaïeu est désormais la troisième enseigne d'habillement que perd le centre de la cité de sainte Thérèse. Elle ne sera pas la dernière. Depuis peu, une pancarte « liquidation » barre la façade de la boutique Burton, elle aussi promise à la fermeture.
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Comme beaucoup de villes moyennes, Lisieux (20000 habitants) souffre des déboires du prêt-à-porter. Si le quartier commerçant compte quelque 300 boutiques en tous genres, ce rétrécissement de l'offre inquiète, y compris parmi ceux qui ne sont pas affiliés à des chaînes. « On a besoin de ces franchises qui possèdent une grosse force de frappe en matière de marketing et de déstockage pour entraîner tout le reste », pointe Frédéric Motté, gérant d'un magasin de vêtements, chaussures et accessoires.
Nathalie Jourdan