Aurélie Valognes : « Je me fiche de ce que l'on pense de moi »
Propos recueillis par Joséphine Simon Michel
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Aurélie Valognes, mardi à l’hôtel Le Littré.
© LTD / CORENTIN FOHLEN POUR LA TRIBUNE DIMANCHE
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Aurélie Valognes, mardi à l’hôtel Le Littré.
© LTD / CORENTIN FOHLEN POUR LA TRIBUNE DIMANCHE
Pour ne pas rater la finale de Koh-Lanta avec ses deux garçons, elle n'hésite pas à faire un aller-retour Dinard-Paris dans la journée spécialement pour La Tribune Dimanche. Rendez-vous à l'hôtel Le Littré, non loin de la gare Montparnasse. Elle débarque dans le hall incognito en jean-baskets. Avec dix livres en dix ans, Aurélie Valognes est l'une des romancières les plus lues de France avec 5 millions d'exemplaires vendus. Un rêve éveillé pour cette fille d'assistante maternelle et d'ouvrier qui a grandi en cité HLM. Et malgré son environnement peu propice à l'ambition, la quadra a toujours su que sa curiosité insatiable la transporterait dans une vie prodigieuse. Une exilée de classe qui a enfin réussi à trouver sa place.
LA TRIBUNE DIMANCHE - L'écriture est-elle votre plus grande addiction ?
AURÉLIE VALOGNES - Absolument. C'est le moment où je me sens moi. Le moment où je me sens vraiment à ma place. Et utile.
Parce que votre place n'est pas ailleurs ?
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J'ai toujours été un peu l'anomalie dans ma famille. On pourrait très bien se demander pourquoi ma mère et mon père sont mes parents. Je suis la seule de la famille à avoir fait de longues études, à avoir habité à l'étranger, à ressentir ce désir infini d'apprendre sans cesse, de me confronter à moi-même pour grandir et essayer d'être chaque jour une meilleure personne. C'est mon moteur. Mais j'ai de la chance : la curiosité est un merveilleux cadeau de naissance.
Propos recueillis par Joséphine Simon Michel