Flamme incandescente, flegme olympien... Nikos est l'incarnation de cette phrase de Coubertin : « L'important dans la vie, ce n'est point le triomphe, mais le combat. » Un combat qu'il a dû mener depuis sa naissance pour survivre. Journaliste à 20 ans, il fait ses preuves en présentant le JT de 20 heures sur la chaîne grecque Alter et enchaîne les postes de correspondant à la radio et pour la presse écrite françaises. Jusqu'à l'appel de TF1 au début des années 2000 qui bousculera sa vie professionnelle. De l'information à l'animation : il n'était pas préparé à ce tourbillon médiatique. Si Nikos ne fait pas de vagues depuis plus de deux décennies dans la lucarne, c'est parce qu'il est passé au travers de la notoriété soudaine, avec comme seul objectif ne pas perdre de vue l'enfant de 6 ans qu'il a été, fils d'immigrés grecs qui n'ont jamais vécu dans la tragédie. La découverte de la photographie est sa meilleure thérapie pour s'échapper de cette lumière oppressante. Comme la chouette, son oiseau fétiche, son regard tourne à 180 degrés pour chasser l'âme en solitaire. Alors un tête-à-tête sur le Vieux-Port de Marseille à quelques heures de l'arrivée de la flamme olympique, c'est un peu comme être dans les secrets des dieux...