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QB, le robot qui évite aux lycéens malades ou accidentés de sécher les cours

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Le robot QB coûte aujourd’hui 12.600 euros, mais son prix pourrait baisser à 3 000 euros d’ici à deux ou trois ans, selon Bruno Bonnell, le PDG d’ Awabot. © Franck Trabouillet/Région Rhône-Alpes
Le robot QB coûte aujourd’hui 12.600 euros, mais son prix pourrait baisser à 3 000 euros d’ici à deux ou trois ans, selon Bruno Bonnell, le PDG d’ Awabot. © Franck Trabouillet/Région Rhône-Alpes (Crédits : Franck Trabouillet/Région Rhône-Alpes)
Via cet avatar, l’élève temporairement éloigné de son école pourra se « téléporter » dans sa classe et garder le lien avec ses camarades et les professeurs. Trois établissements expérimentent cette initiative qui revient à la Région Rhône-Alpes.

Terminale S, lycée La Martinière-Montplaisir, à Lyon. Depuis quelques jours, les élèves se familiarisent avec le « robot QB » qu'ils commandent, chacun à leur tour, en prenant la main du serveur de contrôle. Connecté en WiFi, cette drôle de petite tête perchée sur une canne télescopique se déplace facilement en prenant appui sur un système gyroscopique monté sur deux roues.

« Présence interactive »

« Des lycéens peuvent être empêchés, pendant une certaine période, de suivre des cours pour des raisons de santé. Certes, il y avait Skype, la vidéo-conférence. Mais le robot assure à l'élève malade une forme de présence interactive dans la classe », justifie Jean-Jack Queyranne, président PS de la Région Rhône-Alpes. L'initiative de ce projet revient à cette institution qui lui consacre un budget de 490 000 euros. La majeure partie de cette enveloppe finance le développement de l'interface logicielle open source adaptée à cet usage en milieu scolaire, avec une fonction tout à la fois pédagogique et sociale.

Dans la classe mais aussi au gymnase

De son ordinateur équipé d'une webcam, l'élève contraint de garder la chambre se « téléporte » en quelque sorte dans sa classe, via cet avatar muni d'un écran qui affiche son visage. « Il parle et on entend sa voix quand il pose des questions. Lui même voit ses camarades qu'il peut accompagner au réfectoire, dans la cours de récréation ou encore au gymnase. Pour ce faire un élève référent sera désigné à tour de rôle pour transporter le robot car il n'a pas été conçu pour monter ou descendre les escaliers », explique Bruno Bonnell, patron d'Awabot.

Les logiciels robotiques d'Awabot, la société de Bruno Bonnel

Cette société d'une quinzaine de personnes, spécialisée dans les logiciels robotiques, et basée à Lyon, a été retenue début 2013, après appel d'offres, pour mettre en œuvre ce projet à partir du cahier des charges élaboré par le laboratoire des usages et pratiques innovantes de la Cité du design, de Saint-Etienne. Awabot s'est appuyé sur les compétences de quatre établissements d'enseignement supérieur lyonnais : l'Ecole Normale Supérieure, l'Université Lyon 1, Centrale et l'Ecole de Management.

Intelligence française

A ce stade, la mécanique est américaine - le robot qui pèse 15 kilos est commercialisé par Anybots - mais toute l'intelligence artificielle est française. Les obstacles à surmonter ? « Il fallait un robot robuste qui, au plan de la communication crypte correctement les paroles des uns et des autres. En outre, se posait la question de son acceptation autant dans la salle de classe que par l'élève à domicile, voire à l'hôpital », énumère Bruno Bonnell.

L'expérimentation durera deux ans

L'expérimentation, présentée comme une première européenne, se déroulera pendant deux ans dans deux autres lycées rhônalpins pilotes : Claude Fauriel à Saint-Etienne et Joseph Marie Carriat à Bourg-en-Bresse, dans l'Ain. « Notre première réaction fut l'incrédulité », reconnaît Georges Kighelman, proviseur du lycée Lamartinière-Montplaisir avant de comprendre que ce projet « portait en lui un élément de changement ». Le robot QB coûte aujourd'hui 12.600 euros, « mais d'ici à deux ou trois ans son prix pourrait baisser à 3 000 euros », anticipe Bruno Bonnell. Avec pour objectif qu'il soit, 100 % européen.

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Commentaires
a écrit le 22/01/2014 à 19:24 :
Super! La France a enfin trouvé une ressource que l'on va pouvoir exporter sans subir la concurrence des Chinois: La Connerie! (et avec un "C" majuscule, Monsieur!)
a écrit le 22/01/2014 à 12:43 :
Une belle initiative. Il faut la garder européenne !

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