Bâtiment "zéro carbone" : dix-neuf métropoles s’engagent pour 2030

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Dans les métropoles mondiales, les bâtiments sont responsables de 50% des émissions de gaz à effets de serre.
Dans les métropoles mondiales, les bâtiments sont responsables de 50% des émissions de gaz à effets de serre. (Crédits : Enedis)
Dans le cadre de leur association C40 Cities, les maires de Paris et de dix-huit métropoles mondiales se sont engagés, ce 23 août, à ce que leurs bâtiments neufs soient "zéro carbone" d’ici à 2030 et l’ensemble des immeubles à l'horizon 2050.

Copenhague, Johannesburg, Londres, Los Angeles, Montréal, New York, Newbuyport, Paris, Portland, San Francisco, San Jose, Santa Monica, Stockholm, Sydney, Tokyo, Toronto, Thswane (Afrique du Sud, ndlr), Vancouver et Washington. Toutes ces métropoles situées en Afrique, en Amérique, en Europe et en Océanie rencontrent le même problème : des bâtiments responsables de 50% de leurs émissions de gaz à effets de serre et surtout, principales sources de pollution de l'air occasionnant la mort prématurée de 500.000 personnes par an.

Ces dix-neuf villes, réunies au sein de l'association C40 Cities, entendent donc, ce 23 août, que leurs bâtiments neufs soient "zéro carbone" d'ici à 2030 et que l'ensemble de leurs immeubles atteigne cet objectif en 2050. Dans leur déclaration commune, elles écrivent :

« Étant donné que la plupart des bâtiments seront utilisés sur de nombreuses générations, il est nécessaire de prendre des mesures dès aujourd'hui. Si nous ne le faisons pas, le problème perdurera pour nos enfants et nos petits-enfants. »

La nécessité de travailler de concert avec le public et le privé

Les métropoles mondiales s'engagent notamment à établir ensemble une feuille de route, à élaborer une liste de mesures incitatives et de programmes de soutien, et à rendre compte chaque année de leurs progrès dans leurs domaines respectifs. Pour y parvenir, les municipalités, qui ne possèdent pas tous les bâtiments de leur territoire, devront également travailler de pair avec les acteurs privés et les autres administrations publiques locales et nationales (gouvernements, par exemple).

 « Paris abrite certains des bâtiments les plus beaux et les plus emblématiques au monde, a notamment déclaré Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente du C40 Cities. En tant que maires des plus grandes villes du monde, nous sommes conscients de notre responsabilité qui consiste à veiller à ce que chaque bâtiment, qu'il soit historique ou flambant neuf, contribue à assurer un avenir durable à nos citoyens ».

Le maire de New York Bill de Blasio s'est, lui, dit « fier d'être au côté d'autres villes du monde qui prennent des mesures audacieuses et significatives afin de réduire la pollution générée par le changement climatique ». De même, leur homologue londonien, Sadiq Khan, affirme « se réjouir de travailler avec d'autres villes qui partagent notre vision de respecter les objectifs de l'Accord de Paris ».

Presque trois ans après la COP21, et deux ans après la sortie de Donald Trump de ces engagements pris par son prédécesseur Barack Obama, ces communes, qui comptent 130 millions d'habitants, montrent, en effet, la voie dans la lutte contre le dérèglement climatique.

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