Comment rendre le Grand Paris Express intelligent ?

Jean-François Rouge

Jean-François Rouge
Tout part d'une constatation inquiétante, assénée par Gabrielle Gauthey, directrice des investissements et du développement local à la Caisse des dépôts :
D'ici à quelques années ? Les « lendemains qui chantent » que nous promet Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris, sont pour 2030. Cette année-là, si tout avance comme prévu, le chantier pharaonique du Grand Paris Express sera achevé. Le GPE, c'est le métro digital et hyper-innovant du futur : 200 kilomètres de lignes entièrement automatisées, 68 nouvelles gares, une double boucle qui devrait désengorger Paris et permettre - enfin ! - des liaisons rapides de banlieue à banlieue (autrement dit, en évitant le centre et ses embouteillages). Une « task force » de 1500 ingénieurs s'emploie dès maintenant à sa réalisation et, à quarante mètres sous terre, une dizaine de tunneliers géants grignotent déjà la roche pour tracer les futures lignes.
Philippe Yvin souligne :
Jean-Louis Marchand, vice-président de la Fédération des entreprises de travaux publics, remarque :
Fluidifier l'accès à la capitale
Alain Krakovitch, directeur général Transilien de la SNCF, confirme :
Les futures lignes du GPE permettront enfin des jonctions rapides entre le Grand Paris et ses trois aéroports. « Si nous voulons capter la clientèle asiatique, qui ne demande qu'à venir à Paris, pour le business ou pour visiter, nous devons effectivement fluidifier l'accès à la capitale », prévient Patrick Jeantet, directeur général délégué d'Aéroports de Paris.
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Et de pointer une des nombreuses améliorations sur lesquelles planchent dès aujourd'hui ses services, en collaboration avec les ingénieurs qui imaginent le GPE : réduire, puis idéalement supprimer, les cinq ou six files d'attente auquel s'expose tout voyageur usager d'un aéroport (recherche d'une place de parking, contrôle des bagages, filtrage de sécurité, attente au guichet pour obtenir sa carte d'embarquement, embarquement lui-même...). « Dans tous ces domaines, l'aéroport peut lui aussi devenir plus intelligent et plus convivial », conclut Patrick Jeantet.
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