Tony Estanguet : « La France a retrouvé une forme de confiance »
Propos recueillis par Solen Cherrier
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Portrait de Tony Estanguet dans le bâtiment Le Pulse Paris 2024
LTD/CHRISTOPHE MEIREIS
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Portrait de Tony Estanguet dans le bâtiment Le Pulse Paris 2024
LTD/CHRISTOPHE MEIREIS
Ce vendredi, au siège de Paris 2024, 1 500 salariés s'apprêtent à quitter l'aventure. Il faut rendre les badges, faire les adieux. L'émotion est palpable. L'histoire a été si puissante. Tony Estanguet, qui vient de faire le bilan de cet « été historique » devant les médias, est, lui aussi, happé par la confusion des sentiments. Dix ans d'une vie. Cinq semaines de folie. Pour lui, ce n'est pas encore tout à fait fini...
LA TRIBUNE DIMANCHE - Ça y est, c'est terminé. Quel sentiment prédomine ?
TONY ESTANGUET - C'est un mélange. C'est un peu fou de se dire que ce projet, auquel j'ai consacré dix années de ma vie, est fini. En même temps, il y a la fierté et la satisfaction d'avoir réussi. J'ai été sous tension jusqu'au bout pour que tout se passe bien. J'ai adoré chaque instant. Je suis sorti de ma zone de confort tous les jours et je me suis mis au défi d'embarquer les gens. Et là, on débranche la prise.
Savez-vous ce que vous faites demain ?
La réalité, c'est que j'ai encore pas mal de travail ici. Un conseil d'administration dans un mois, tous les bilans financiers, des gens à rencontrer et à remercier... Mon agenda sera presque aussi chargé qu'avant les Jeux, afin de rendre une copie propre. Mais pas avec la même pression !
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Et ça va durer combien de temps ?
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On a dix-huit mois maximum pour dissoudre l'association. L'objectif est de le faire en un an, voire un peu moins. Ça va dépendre des 3 000 prestataires, des travaux de démontage, de la remise en état des sites... On est parti à marche forcée jusqu'à fin octobre. On verra alors où on en sera. Puis, il y a la partie budgétaire, tous les audits... En ce qui me concerne, je pense que mon rôle s'étirera maximum jusqu'au premier trimestre 2025, peut-être avant si tout se passe très bien. Je resterai président de l'association jusqu'au bout, mais pas à temps plein ni rémunéré. J'espère qu'à partir de janvier ça va se calmer.
Propos recueillis par Solen Cherrier