Créée par trois Français, la startup Wit.ai rejoint le giron de Facebook

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En 2014, Facebook a acquis l'application de messagerie mobile WhatsApp pour 22 milliards de dollars et déboursé 2 milliards de dollars pour mettre la main sur le spécialiste de la réalité virtuelle Oculus VR.
En 2014, Facebook a acquis l'application de messagerie mobile WhatsApp pour 22 milliards de dollars et déboursé 2 milliards de dollars pour mettre la main sur le spécialiste de la réalité virtuelle Oculus VR. (Crédits : reuters.com)
Basée en Californie, l'entreprise conçoit des logiciels de reconnaissance vocale. En octobre, sa valorisation était estimée à au moins 10 millions de dollars.

Elle est californienne mais a été fondée par trois Français. Wit.ai, startup spécialisée dans les applications de reconnaissance vocale, a été rachetée par le réseau social américain Facebook, a-t-elle annoncé lundi 5 janvier.

"Wit.ai rejoint Facebook. C'est une accélération incroyable dans la mise en oeuvre de notre projet", écrit sur son blog cette société créée il y a un an et demi à San Francisco par Alexandre Lebrun, Laurent Landowski et Willy Blandin et déjà sélectionnée pour intégrer le programme du célèbre accélérateur Y Combinator. Le montant de la transaction n'a toutefois pas été précisé.

Des logiciels de reconnaissance vocale utilisés par 6.000 développeurs

L'entreprise, qui compte moins d'une dizaine de salariés, conçoit des logiciels permettant d'utiliser la reconnaissance vocale pour contrôler entièrement son téléphone portable, régler la température dans son logement ou servir d'interface avec les objets connectés à Internet. Elle fonctionne selon un modèle collaboratif: "Nous avons mis en ligne une plateforme ouverte facilitant le travail des développeurs pour concevoir des produits destinés aux utilisateurs", écrit Wit.ai, ajoutant que plus de 6.000 développeurs auraient rejoint cette structure et que des centaines d'applications seraient déjà fonctionnelles.

Les développeurs ont le choix entre payer l'intégration ou utiliser la plate-forme en mode gratuit en partageant les données linguistiques.

"Mais nous en sommes encore aux premiers pas", souligne la start-up, ajoutant que Facebook a les "ressources" pour passer à la prochaine étape.

 3 millions de dollars levés en octobre

En octobre, Wit.ai a levé 3 millions de dollars auprès du fonds Andreessen Horowitz, d'Alven Capital et d'autres investisseurs. A l'époque, elle était valorisée à au moins 10 millions de dollars, selon Les Echos. Deux de ses fondateurs, Alexandre Lebrun et Laurent Landowski, avaient déjà créé Virtuoz, une société qui proposait aux entreprises de créer des assistants virtuels de conversation sur leurs sites afin de guider les internautes, cédée début 2013 à Nuance.

Facebook a pour sa part prévenu fin octobre qu'il continuerait à sortir son carnet de chèques pour racheter des sociétés et nourrir son développement. En 2014, le premier réseau social mondial avait déjà acquis l'application de messagerie mobile WhatsApp pour 22 milliards de dollars et déboursé 2 milliards de dollars pour mettre la main sur le spécialiste de la réalité virtuelle Oculus VR.

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Commentaires
a écrit le 06/01/2015 à 15:15 :
Il y a aussi des sociétés française qui ne sont pas au CES et qui développent des produits remarquable ! un exemple squareway by vivaction france est un petit boitier qui se connecte a 3 devices ( smart phone ,tablette , portable ) et qui vous permet partout dans le monde d être totalement sécurisé ( consultation internet ,voix ,data, chat ) pour 150 euros prix du boitier après un peu de consommable mais qui est auto financé sur les économies de roaming
si paul bismuth avait connu square ...! il se serait pas fait piquer la recette de son suppositoire
et si hool land avait eu le chat sécurisé les messages á galoche se serait auto détruit 30 secondes après lecture .....!
comme quoi meme á la tete on risque ... merkel et la nsa .....
les avocats , les fusacs, les labos pharma , les politiques , font partent des professions les plus ecoutés
a écrit le 06/01/2015 à 14:06 :
On constate bien souvent dans les parcours qu'il s'agit d'une spécialisation progressive dans une technologie bien précise( ici le vocal), et comme on dit, la spécialisation est de la rareté et la rareté donne la cherté( d'où des valorisations exorbitantes). Sans doute devrait-on inculquer aussi cela dans notre école universaliste( et qui devient de plus en plus bas de gamme) et faire en sorte que tout élève n'en sorte qu'avec au moins une spécialisation voir 2 au cas où un secteur serait surchargé.
a écrit le 06/01/2015 à 11:08 :
ouf, j'ai eu peur... une boite qui marche créée par des Français.
heureusement, ces braves entrepreneurs se sont déjà tirés.
ils pouront bénéficier de leurs plus-value et du fruit de leur travail sous des cieux moins crétins.

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