Delta Drone, radiographie du crash
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ce devait être l'une des réussites à la grenobloise. Depuis sa création en 2011, Delta Drone avait conquis les journaux télévisés des chaînes nationales et su attirer des personnalités telles que les ex-ministres Geneviève Fioraso et Marylise Lebranchu, ou encore le député Olivier Véran, dans ses locaux basés dans l'ancienne usine Cémoi.
Affichant clairement son ambition de devenir l'un des leaders de la filière, la société iséroise a démarré fort, menant de front trois projets : celui de lancer une industrialisation en série à travers le drone H puis le drone Y, complété par la création de la première école française du drone en janvier 2013, tout en offrant des services de prise d'images et de traitement de données pour des marchés divers (montagne, agriculture, industrie, réseaux, etc.). Autant dire que la société co-fondée par Frédéric Serre, Christian Viguié, Guillaume Pollin et Fabien Blanc-Pâques détonne dans le milieu du drone civil à usage professionnel, « encore composé à 80 % d'auto-entrepreneurs et où l'on compte 2 400 opérateurs en France dont 300 en Rhône-Alpes », rappelle Philippe Gourdain, délégué de la Fédération professionnelle du drone civil (FPDC).
À lire également
Pour avoir les moyens de ses ambitions, Delta Drone procède à trois augmentations de capital avant de choisir d'entrer en Bourse en juin 2013, soit moins de deux ans après sa création, surfant sur les prévisions optimistes du marché des drones.
PFAS : la redevance sur les rejets aqueux est désormais suspendue au budget 2026
Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir
Malgré des vendanges moins volumineuses, le Beaujolais garde le cap
Matériaux stratégiques : Ferroglobe va suspendre sa production de silicium en Europe