Comment Guy Mathiolon prépare l'avenir de Serfim
Vincent Lonchampt

Siège Serfim
DR
Vincent Lonchampt

Siège Serfim
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Guy Mathiolon vient de dévoiler les plans de ce qui sera, à l'horizon 2020, le nouveau visage du site de Serfim à Vénissieux. Le groupe de travaux publics et des métiers de l'environnement investit 9 millions d'euros sur son site historique pour la construction de deux bâtiments.
Le premier abritera le nouveau siège de Serfim (actuellement dans des locaux anciens) et les bureaux de la filiale environnement; le second va accueillir les effectifs de la branche T.I.C spécialisée dans l'infrastructure télécom. Deux bâtiments qui vont prendre place juste à côté des locaux, inaugurés en 2016, de la société Serpollet, le vaisseau amiral du groupe spécialisée dans les travaux publics.
Pdg et principal actionnaire depuis 1987 de Serfim (334 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017, 2 000 collaborateurs), Guy Mathiolon, 64 ans, vient d'annoncer que sa fille Alexandra (28 ans, diplômée de l'école des Mines de Saint-Etienne) va prendre, "dans cinq ans environ", la présidence du groupe composé d'une trentaine de sociétés (travaux publics, environnement, T.I.C, industrie, immobilier...).
Guy Mathiolon et sa fille, Alexandra
Une "vraie chance", pour Guy Mathiolon qui tenait à ce que le groupe garde son indépendance capitalistique quand il aura passé la main.
En attentant de se mettre en retrait, Guy Mathiolon poursuit la déclinaison d'un plan stratégique qui doit mener le groupe jusqu'en 2025. Les grands axes : "Continuer à faire ce que l'on sait faire", et poursuivre le développement en région parisienne et à l'international - Serfim projette notamment d'installer une usine de recyclage de plâtre à Dubaï.
Une volonté d'asseoir ses positions en région parisienne (qui représente 15% de l'activité du groupe) matérialisée par le rachat, l'an dernier, du groupe Bentin (173 salariés, 29 millions d'euros de chiffre d'affaires) basé à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)
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Fin août, Serfim a aussi été choisi par le tribunal de commerce d'Evry pour reprendre ISTPSE, une société de 46 salariés en difficultés après la perte d'un gros client, qui sera rattaché au pôle énergie.
Alors qu'il table, cette année, sur une progression de l'activité de l'ordre de 10%, le dirigeant estime que tous les voyants sont aux verts chez Serfim : un endettement quasi-nul et un environnement très favorable "que ce soit en terme d'activité économique, de nouveaux marchés ou de potentiel d'innovations".
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Pour être, justement, à l'affût d'innovations dans ses domaines d'action, Serfim vient d'abonder 300 000 euros au capital du réseau d'incubation et d'accélération 1kubator qui a réalisé cet été une levée de fonds de 4 millions d'euros.
Vincent Lonchampt