"Avec Deloitte, un divorce à l'amiable" (Jacques Bourbon, In Extenso)
Vincent Lonchampt
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JBourbon
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Jacques Bourbon : Avec l'ensemble des associés, nous nous sommes posés une question : avons-nous envie d'être repris par un autre groupe n'ayant pas forcément la même stratégie ni la même organisation que la nôtre, qui repose sur une semi-indépendance au niveau régional ?
Nous nous sommes très vite positionnés pour dire que l'on voulait garder le business model et la raison d'être d'In Extenso. Et, pour cela, il fallait que les associés soient tous unis.
Oui, il s'agit d'un gros LBO et c'est la première fois que cela se fait à ce niveau (d'implication d'associés NDRL) dans l'expertise-comptable. L'opération a été rendu possible parce que nous étions déjà partiellement actionnaires, à hauteur d'un tiers du capital environ et d'un investissement personnel de chaque associé.
Le financement de cette opération a aussi été permis grâce au Crédit Agricole Centre-est qui devient actionnaire minoritaire d'In Extenso.
Notre reprise d'indépendance va nous permettre d'investir pour accélérer notre digitalisation. On a déjà fait la dématérialisation, il faut maintenant gérer la datalisation. On va mettre le paquet pour aller au bout de la démarche.
La profession d'expertise comptable est en pleine mutation pour tendre vers le traitement de flux (gestion de data, automatisation...).
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Nos collaborateurs vont donc passer moins de temps à saisir l'information, et plus de temps pour analyser, comparer et vulgariser cette information auprès des clients. C'est cela notre challenge, et les clients vont le sentir tout de suite.
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