Masques jetables : pourquoi l'Australien Coshield a choisi Saint-Etienne
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Depuis quelques jours, plus de 30.000 masques jetables sont fabriqués quotidiennement à Saint-Etienne (Loire). D'ici fin octobre, la production devrait être doublée, voire presque triplée, grâce au recrutement de trois nouveaux salariés et au passage à une organisation en "trois huit". L'initiative est portée par le groupement d'achats autralien Coshield, spécialiste des équipements de protection individuelle (EPI) implanté en France depuis mars dernier (10 salariés). Coshield compte plusieurs centaines d'adhérents installés dans une vingtaine de pays.
"Coshield France s'est créée, au début de la crise du Covid-19, autour de la commercialisation de bornes de distribution de gel hydroalcoolique. Nous avons constaté une demande forte en masques jetables, nous avons donc décidé d'investir et de nous lancer dans cette aventure", explique Joe Reiner, un britannique installé à Saint-Etienne depuis une quinzaine d'années. Il vient d'être recruté par Coshield France en tant que directeur général et propriétaire, avec sa famille, d'un vaste bâtiment sur la zone du Technopole, autrefois occupé par le journal La Tribune-Le Progrès.
"Deux facteurs se sont conjugués pour le choix de Saint-Etienne : l'emplacement facilement disponible et la présence sur place d'un prestataire compétent, MIG Automation, capable d'installer rapidement nos deux lignes de production", précise le directeur général de Coshield France. Ces lignes de production ont été fabriquées en Chine, "pour des questions de disponibilité immédiate", mais assemblées en France donc par un sous-traitant local, tient par ailleurs à rappeler Joe Reiner.
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Les masques développés par le groupe australien sont des masques quatre plis. Il ne s'agit pas de masques chirurgicaux mais d'équipements grand public, agréés UNS1 et UNS2. "Nos masques ne sont pas recyclables", explique le dirigeant. "En revanche, la matière première est fabriquée en France et le produit final est local. En termes de développement durable, rien de comparable donc avec les masques chinois".
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