Agriculture et agroalimentaire : l'école des jeunes pousses
Nicolas Rousseau
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Au-delà des formations liées au "cœur de métier" de la production agricole, l'enseignement agricole prépare parallèlement à de nombreux métiers de l'environnement, de l'agroalimentaire, du commerce et des services. Avec ses 210 000 élèves, étudiants et apprentis répartis dans 800 établissements publics et privés, l'enseignement agricole va devoir s'adapter aux mutations sectorielles d'ici à 2030.
Qui sont ces élèves et quelles sont leurs motivations ? Pourquoi avoir opté pour un parcours de formation en agriculture, alors même que le secteur est considéré en crise et que la profession peine à assurer des revenus convenables aux exploitants ? Ces jeunes sont-ils conscients des défis qui s'imposeront à eux, dans un contexte d'évolution des demandes des consommateurs en matière de sécurité sanitaire, d'exigence accrue de traçabilité des productions et de prise en considération des contraintes liées à la protection de l'environnement, notamment ?
Pour le vérifier, Acteurs de l'économie-La Tribune est allé à la rencontre d'une dizaine de lycéens en première bac pro "Conduite et gestion de l'exploitation agricole" et d'étudiants en BTSA "Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole", scolarisés au sein de la Maison familiale et rurale de Saint-Laurent-de-Chamousset (Rhône), au cœur des terres agricoles des Monts du Lyonnais.
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Fils ou filles d'exploitants en activité, la plupart de ces jeunes en formation sont issus du monde agricole. C'est précisément ce qui a motivé leur choix d'orientation, avec la perspective de reprise potentielle de l'exploitation familiale. "Une évidence depuis le berceau ou presque", confie l'un d'eux. D'autres, en revanche, n'avaient aucun lien ni aucune attache agricole avant d'opter pour ce parcours de formation et reconnaissent qu'il s'agit "d'un handicap majeur à l'heure de l'installation, quand il sera nécessaire d'acquérir du foncier".
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