Pourquoi le Mercosur inquiète les producteurs de viande du Massif Central
Emilie Valès
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Entre 2010 et 2020, le Massif Central a perdu 26 % de ses exploitations d’élevage.
DR Emilie Valès
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Entre 2010 et 2020, le Massif Central a perdu 26 % de ses exploitations d’élevage.
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Comme partout en France, les éleveurs du Massif central sont mobilisés. Après avoir bâché, hier soir, les panneaux d'entrée des villes du Cantal en les renommant des noms des villes sud-américaines Buenos Aires ou São Paulo, des actions sont prévues, aujourd'hui et dans les jours qui viennent, sur des ronds-points ou devant des préfectures. Ces agriculteurs sont vent debout contre le projet d'accord de libre-échange du Mercosur, qui faciliterait notamment l'importation de viande bovine en provenance de pays comme le Brésil ou l'Argentine.
La Commission européenne précise qu'il s'agit de « petits volumes », puisque 99.000 tonnes de viande bovine seraient concernées par ces réductions de droit de douane, soit 1,6% de la production de l'Union européenne. Mais pour les éleveurs du Massif central, cela risque bien de déstabiliser la filière races à viande.
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Et l'impact serait d'autant plus fort dans le Massif central, que le territoire compte de nombreux élevages bovins. 40% de ses 57.000 exploitations produisent, en effet, de la viande. Pour un volume équivalent à 20%, en moyenne, de la consommation française, axé notamment sur les morceaux nobles issus des vaches de races à viande (Charolaise, Limousine, Salers, Aubrac...) Une concurrence directe donc avec les pays du Mercosur.
Emilie Valès
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