Sophie Primas : « Le Mercosur n'est pas acceptable en l'état »
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Sophie Primas, ministre du Commerce extérieur.
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LA TRIBUNE- La volonté de l'UE de faire passer le Mercosur dans les semaines à venir suscite de vastes craintes dans les milieux agricoles et l'industrie agroalimentaire. Les manifestations se multiplient en ce début de semaine. En Europe, la France apparaît isolée. Comment compte-t-elle réagir ?
SOPHIE PRIMAS- Le chemin à parcourir pour la France reste difficile, mais il n'est pas impossible. D'autant que notre position est constante : nous estimons que cet accord n'est pas acceptable en l'état. Sur les enjeux agricoles comme sur les questions environnementales, le compte n'y est pas. Et dans l'Union, d'autres Etats membres partagent ces préoccupations. Nous sommes par ailleurs attachés, comme le prévoit le mandat de la Commission, à la forme de l'accord, à savoir un accord d'association mixte qui suppose, pour être adopté, l'unanimité du Conseil et le vote des parlements nationaux.
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Si la France n'arrive pas à faire valoir cette position, elle devra réunir une minorité de blocage avec quatre États au minimum (qui représentent 35% de la population européenne). Cette démarche pourrait s'avérer complexe. Mais certains Etats ont déjà exprimé leur opposition à cet accord, d'autres sont plus timides ou silencieux. Je crois que nous pourrons les rallier à l'idée que dans les conditions actuelles l'accord n'est pas acceptable.