Marché du bio. Avec son nouveau président, La Vie Claire veut voir la vie... en franchises
Stéphanie Gallo Triouleyre
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La Vie Claire veut notamment pousser le curseur un peu plus haut sur la franchise dans les années à venir, ainsi que son offre de produits en marques propres, qui comprend déjà près de 2.000 références (dont 200 à 250 nouvelles chaque année).
A l'occasion de la nomination de son nouveau président, La Vie Claire, enseigne rhodanienne leader de l'alimentation bio, réaffirme sa stratégie. Boostée par un marché ultra-dynamique du bio, mais contrainte par une forte concurrence d'une part, et de lourds investissements au sein de son nouveau siège social de l'autre, elle envisage de poursuivre le déploiement de son réseau à vitesse "grand V", mais plutôt sous le format de la franchise.
C'est une page qui se tourne pour La Vie Claire. L'enseigne pionnière en France de l'alimentation bio, qui compte 380 magasins en France et à l'étranger et dont le siège est basé au sud de Lyon, à Montagny, vient d'accueillir à sa présidence du directoire Guillaume Despierres, après 20 ans d'une gouvernance menée par Brigitte Brunel Marmone et Benoit Soury. Recruté en 2015 comme directeur administratif et financier, et directeur des ressources humaines, il a grimpé peu à peu les échelons jusqu'à se voir proposer cet été la présidence du directoire, à la faveur du départ en retraite de Brigitte Brunel Marmone.
Benoit Soury avait quant à lui été licencié il y a deux ans après 17 ans de service. Guillaume Despierre siège au directoire aux côtés de Bruno Pelen, en charge des franchises et fils de Régis Pelen (actionnaire majoritaire de l'entreprise), et de Hugues Robinet, aux manettes du réseau intégré.
Un marché porteur
Mais pas de révolution à l'ordre du jour, le nouveau président de l'entreprise affirme vouloir poursuivre le chemin du " labour" tracé depuis 1948. Chemin qui a amené La Vie Claire (385 millions d'euros de CA, 1.240 collaborateurs, hors magasins en franchise) à multiplier ses effectifs et son volume de ventes par trois en cinq ans.
En 2020, portée par la crise sanitaire et la prise de conscience climatique des consommateurs français ainsi que par les restrictions affectant la restauration hors domicile, elle a encore affiché une progression de 16,7%. Une croissance "à deux chiffres" est encore attendue pour 2021.
"Le dernier rapport du GIEC, pointant le désastre climatique à venir, ne peut que renforcer notre conviction d'être sur le bon chemin. Les consommateurs en sont bien conscients et cela se traduit dans les nouvelles habitudes de consommation. Ils n'ont jamais été aussi exigeants, aussi soucieux d'adopter un comportement d'achats responsables", observe le nouveau président de la Vie Claire.
En 2020, selon les chiffres fournis par l'agence BIO, - agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique -, le marché alimentaire bio a atteint 13,2 milliards d'euros en France. C'était 6,7 milliards en 2015 et 3,7 milliards en 2010. En 2020, les produits bio ont ainsi représenté 6,5% de la dépense alimentaire des ménages (188 euros par an et par habitant en moyenne).
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