La startup Hydroptère 2.0 ne veut pas laisser partir en Chine le prototype d’hydravion du Savoyard Lisa Aéronautics
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'Akoya permet d'atterrir sur l'eau ou la terre.
DR
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'Akoya permet d'atterrir sur l'eau ou la terre.
DR
L'objet de l'indignation de Gabriel Terrasse, le dirigeant de la jeune entreprise nantaise Hydroptère 2.0 ? La décision du Tribunal de commerce d'Annecy prise il y a quelques semaines. Ce dernier a décidé de céder les actifs de l'entreprise savoyarde Lisa Aeronautics (comprenant brevets, prototype, moules et outillages) à la société chinoise Zheiiang Xingxle General Aviation Industry. Celle-ci avait en effet fait une offre de 90.000 euros, nettement supérieure à celle du startupper nantais (35.000 euros) et a donc obtenu les faveurs du tribunal. Inacceptable pour Gabriel Terrasse, qui, s'il ne remet pas en cause la forme de cette décision, ne digère pas cette cession s'apparentant, selon lui, à une captation du savoir-faire français par les Chinois.
À lire également
Lisa Aeronautics (ex Lisa Airplanes), - fondée en 2004 par les ingénieurs en électronique et en matériaux Erick Herzberger et Benoît Senellart, - travaillait avant sa liquidation sur l'Akoya, un prototype hybride d'avion biplace ultra léger de luxe, capable de se poser sur la terre et la neige comme sur l'eau. Il s'agit du premier hydravion à être équipé de foils, ces ailes profilées se déplaçant dans l'eau et offrant une portance hydrodynamique capable de soulever des coques de bateau, des kite surfs et donc, l'Akoya. « L'équipe de Lisa a réussi à avancer significativement sur le sujet de la cavitation, ce phénomène d'hydrodynamique qui apparaît lorsqu'on fait évoluer des objets à grande vitesse dans l'eau : hélices, turbines, foils. Ce phénomène mène à une forte perte d'efficacité sur la portance et la poussée. Cela entraîne une usure prématurée et, pour les hélices des navires, la génération de nuisances sonores pour la faune marine. Lisa Eronautics a réussi à implanter des foils sur un hydravion opérationnel, c'est une première mondiale. Que ce prototype fonctionnel soit cédé à des Chinois représente une alerte forte sur notre souveraineté », explique Gabriel Terrasse.
Stéphanie Gallo Triouleyre
PFAS : la redevance sur les rejets aqueux est désormais suspendue au budget 2026
Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir
Malgré des vendanges moins volumineuses, le Beaujolais garde le cap
Matériaux stratégiques : Ferroglobe va suspendre sa production de silicium en Europe