Auvergne-Rhône-Alpes sort le chéquier pour le pôle Nuclear Valley
Maxime Hanssen
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Cette fois, le mariage entre la région Auvergne-Rhône-Alpes et le pôle Nuclear Valley (ex pôle nucléaire Bourgogne) est bien acté. La preuve de l'union est à trouver dans les délibérations de la dernière commission permanente du conseil régional. Lors de celle-ci, en date du 18 mai, la collectivité a décidé d'attribuer à l'établissement, pour l'année 2017, une subvention de 150 000 euros, soit 19 % de son budget de fonctionnement estimé à 830 000 euros. Une autre partie du budget de cette structure, qui fédère 210 acteurs de la filière nucléaire (dont 1/3 en Auvergne-Rhône-Alpes) est apportée par l'Etat (136 000 euros) et la région Bourgogne-Franche-Comté (134 000 euros), où est historiquement implanté le pôle depuis sa création en 2005. Le taux de financement privé est de 50 %.
Une "dot" qui acte une volonté des deux parties de se rapprocher : pour la Région, il s'agit de soutenir une filière économique porteuse d'emplois, et à fort potentiel au vu des chantiers du "Grand Carénage" et des transformations auxquelles est confrontée cette industrie (sécurité, cyber-sécurité, IOT). Pour Nuclear Valley, cette enveloppe valide une stratégie d'expansion initiée en 2015, conséquence de l'étalement géographique de la chaîne de valeur de la filière le long de la vallée du Rhône. Alors qu'il était jusqu'alors concentré sur les métiers de fabrication et d'usinage de gros composants de pièces forgées et moulées (historiquement réalisés en Bourgogne), il souhaite désormais rayonner de l'ingénierie à la déconstruction, en passant par la conception et l'exploitation des sites nucléaires.
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Et à ce titre, la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec ses quatre centrales et ses nombreux centres d'expertises devient le "pivot du nucléaire français", comme l'expliquait récemment un expert dans nos colonnes. Un nouveau positionnement notamment caractérisé par le changement du nom du Pôle nucléaire Bourgogne (PNB) en Nuclear Valley, mi-mars, comme nous le révélions.
Maxime Hanssen
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