Energies renouvelables : Waga Energy mise sur un biogaz hybride pour sa nouvelle unité de production
Anne Taffin
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DR/Waga Energy
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Depuis plusieurs années, Waga Energy, spécialiste isérois du biométhane issu des sites de stockage de déchets, et le syndicat Valtom, chargé de la valorisation des déchets ménagers, collaborent sur un projet commun : la création d'une unité de production de biométhane exploitant un biogaz hybride, composé de deux gaz de qualité différente.
Le premier gaz provient du site de stockage de déchets de Puy-Long, auparavant valorisé sous forme d'électricité, et d'autre part, de l'usine de méthanisation qui alimentait l'unité de valorisation énergétique (incinérateur) du pôle Vernéa (pôle de valorisation des déchets ménagers du Valtom). Deux sites situés à quelques centaines de mètres l'un de l'autre.
L'unité Wagabox mise en place, pourra fournir, grâce au cumul de ces deux sources, jusqu'à 15GWh de biométhane par an, l'équivalent de la consommation de 2.000 foyers ou d'une soixantaine de bus roulant au BioGNV, précise l'entreprise. Avec une destination multiple vers les foyers, les entreprises mais aussi la station d'avitaillement en carburants alternatifs de « Gandaillat », le biométhane produit étant directement injecté dans le réseau de GRDF.
Une production qui évitera ainsi l'émission de 2.500 tonnes d'équivalent CO2 par an dans l'atmosphère.
« On a développé les Wagabox pour pouvoir traiter le pire des gaz, donc notre seule contrainte technique était liée au soutirage des deux productions, en fonction des contraintes de chaque producteur », développe Nicolas Paget, directeur général adjoint de Waga Energy. Car si la production de biométhane de l'ISDND (Installation de stockage de déchets non dangereux) est continue, celle provenant du méthaniseur est un peu plus variable et il fallait s'assurer « qu'aucun gaz n'aille chez le voisin, ou autrement dit, du méthaniseur au site de stockage», résume-t-il.
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Précisant que le plus complexe ou le plus long a, en réalité, été de travailler sur la réglementation. Car l'État a mis un cadre qui permet de « subventionner la filière au travers un tarif d'achat du biométhane fixé par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) qui dépend de la manière dont il a été produit ». En intégrant deux biogaz d'origine différente, ce projet sortait donc des cadres existants.
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