C'est une énergie aujourd'hui jugée mature, mais qui a quelque peu peiné à trouver son marché ces dernières années : le biogaz, notamment fabriqué à partir de déchets agricoles compostés dans des méthaniseurs (ces grandes bulles situées notamment dans certaines exploitations) semble désormais retrouver des couleurs, avec des objectifs pour le moins ambitieux présentés la semaine dernière par l'un des deux distributeurs nationaux de gaz, GRDF.
Le distributeur public, qui sort de deux années de crise depuis le début de la guerre en Ukraine, le 24 février 2022, a en effet énoncé sa stratégie de décarbonation jusqu'en 2050, où il entend atteindre « la neutralité carbone » en mettant fin à la distribution de gaz naturel fossile, pourtant encore largement majoritaire aujourd'hui dans le mix gazier.
En effet, son homologue, GRT Gaz, chargé des plus gros réseaux de distribution de molécules partout sur le territoire grâce à d'immenses pipelines (ces grandes « autoroutes du gaz », ensuite divisées en plus petites « routes », quant à elles opérées par GRDF), indiquait la semaine dernière avoir distribué « une grande majorité » de gaz naturel (fossile) en 2023. Parmi lequel figurait essentiellement du gaz naturel liquéfié (GNL), en provenance notamment des Etats-Unis. Mais aussi « encore » 5 % de gaz russe (contre environ 20 % avant la guerre), malgré les sanctions européennes.