Waga Energy veut prendre sa part dans le déploiement du biométhane français
Stéphanie Gallo Triouleyre
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L'unité de production de biométhane implantée à Saint-Maximim
Laurent Barbotin (Waga Energy)
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L'unité de production de biométhane implantée à Saint-Maximim
Laurent Barbotin (Waga Energy)
Filtrer et valoriser le gaz. Avec son concept de raffinerie, Waga Energy a développé une innovation majeure pour décarboner l'industrie et réduire la dépendance au gaz russe. Installées sur site, ces « Wagabox » transforment en effet le gaz en biométhane grâce à un procédé combinant une filtration membranaire et une distillation cryogénique. « Nous avons un double effet vertueux : nous captons et revalorisons le méthane, un gaz à effet de serre, et nous le transformons en énergie, en évitant donc l'utilisation d'énergies fossiles plus polluantes », explique Mathieu Lefebvre, le président de Waga Energy.
La startup iséroise a les dents longues : d'ici à 2026, Waga Energy compte opérer 100 unités de production de biométhane en exploitation. L'objectif est ambitieux puisque l'entreprise, créée en 2015 par trois ingénieurs du groupe Air Liquid, en opère aujourd'hui 15 et bientôt plus puisque 14 sont en construction (dont une bonne partie devrait entrer en exploitation cette année).
« Le potentiel de notre process est gigantesque. On estime aujourd'hui à 20.000 le nombre de sites de stockage de déchets organiques dans le monde. Dont 200 en France et 2.700 aux Etats-Unis par exemple. 90% ne sont pas exploités. Le potentiel énergétique est donc très important, nous l'estimons à 1.000 térawattheures par an (TWh/an), c'est-à-dire 2,5 fois la consommation de gaz de la France. Dans un mix énergétique durable, le biométhane aura toute sa place ».
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Pour l'heure, une installation de petite dimension permet à Waga Energy de produire jusqu'à 20 gigawattheures (GWh) par an soit l'équivalent de 2 millions de litres d'essence. Une unité de grande taille permettrait elle de produire 120 GWh, l'équivalent de 12 millions de litres d'essence (soit la consommation annuelle moyenne de 20.000 foyers). Parmi les dernières unités mises en exploitation : celles portées avec Suez en Dordogne ou avec Veolia en Saône-et -Loire pour la production annuelle de 20 GwH chacune.
Stéphanie Gallo Triouleyre
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