Caisse d'Epargne Rhône-Alpes : un bénéfice net en hausse de 11,7 %
Marie-Annick Depagneux
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La Caisse d'Epargne Rhône-Alpes (Cera) est satisfaite de son année 2016. L'érosion de la marge nette des intérêts, provoquée par la baisse des taux d'intérêt de l'argent prêté, constitue la principale cause du recul de 2,3 % de son Produit Net Bancaire à 697,7 millions d'euros versus 713,8 millions en 2015.
Et dans le même temps les commissions ont augmenté. Quant au bénéfice net il s'est apprécié de 11,7 % à 145,7 millions d'euros en un an. Le coût du risque s'est réduit de 24,7 % - son poids a été ramené à 55,9 millions - alors qu'en 2015 la banque avait du charger les provisions à ce titre.
L'activité commerciale a respecté une "dynamique durable". Les encours de crédits ont progressé de 1,3 % à 22,6 milliards d'euros.
Les encours de collecte se sont maintenus à près de 40 milliards d'euros. Malgré la concurrence régionale, la Cera se félicite d'avoir gagner 45 000 nouveaux clients particuliers, 5 130 pour les entreprises et professionnels et 5 133 clients pour la gestion privée. Son stock de contrats d'assurances a, lui, crû de 2,4 % à 432 000.
Au plan humain la Cera annonce avoir procédé à 208 recrutements en CDI pour compenser les départs. Et les effectifs n'ont pratiquement pas bougé, légèrement supérieurs à 3 000 personnes. La banque s'est dotée d'un "Cera campus managers" s'adressant aux 550 managers. L'objectif est de chaperonner le changement de la banque. Celui-ci a démarré avec l'ouverture en 2016 de l'incubateur-accélérateur B 612 qui a accueilli 15 startups l'an dernier.
Marie-Annick Depagneux