... que de la transition énergétique », affichant une nette accélération.
2023 a bien été, pour mémoire, une année « exceptionnelle » selon Daniel Karyotis, à la tête de la Banque Populaire Auvergne-Rhône-Alpes. Après dix-huit mois d'après-Covid très favorables, cette banque régionale, créée il y a 125 ans, a été remuée comme les autres par la hausse fulgurante des taux directeurs l'année dernière (allant jusqu'à plus de 5 % en décembre).
Une telle augmentation, cumulée à une inflation conséquente, qui ont eu pour effet de limiter le recours à l'emprunt immobilier des ménages et pénaliser tout un secteur. Crise du logement, explosion des défaillances d'entreprises du secteur ; la situation « prendra du temps à se rétablir » selon le directeur, qui a essuyé cette année une « chute » de 55 % (1,4 milliards d'euros) de la production de crédits immobilier dans sa zone géographique (couvrant la région Aura, mais aussi les départements des Hautes-Alpes, des Alpes-de-Haute-Provence et de la Corrèze).
Mais cette banque coopérative régionale, comptant 350.000 sociétaires et près de 1 million de clients (dont 10 % de professionnels), a tout de même sauvé la mise :
«
Nous avons anticipé dès 2021 un retournement », détaille Daniel Karyotis à l'occasion de la présentation des résultats annuels de son entité.
Mécanismes financiers d'un côté, et cessions d'actions du fonds Garibaldi Participations de l'autre, ont permis à la banque de garder la tête hors de l'eau. Et d'afficher un produit net bancaire (PNB) «quasiment stable» (-0,5 %), ainsi qu'un résultat net consolidé «affichant une nette progression» (+9,1 %).