Sur la rampe de lancement, à qui bénéficieront les nouveaux prêts participatifs en AuRA ?

Marie Lyan
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LA TRIBUNE - Peut-on tout d'abord rappeler dans quel cadre s'inscrivent ces nouveaux prêts participatifs ?
RAPHAELLE COMBY - L'esprit de ces nouveaux outils était de s'inscrire en complément du plan d'urgence et de soutien en trésorerie, annoncé par Bercy durant la première période de crise, et qui avait consisté à injecter massivement des liquidités.
À l'époque, Bercy avait annoncé une enveloppe de 320 milliards d'euros dédiés au PGE, dont 130 milliards ont été distribués, et le dispositif court jusqu'en juin prochain pour l'instant.
Ce nouveau dispositif annoncé par l'Etat se scindera désormais en deux volets ?
Le choix qui a été fait étant de consacrer 20 milliards d'euros à ce dispositif de relance, à travers deux instruments financiers.
A commencer par les prêts participatifs, qui seront distribués, à hauteur de 14 milliards d'euros pour l'ensemble de l'Hexagone par les banques, ainsi qu'un second volet, qui interviendra un peu plus tard, de 6 milliards d'euros consacré à des obligations de relance. Celles-ci seront quant à elles assimilées à des quasi fonds propres, et distribuées plutôt par des sociétés de gestion.
Actuellement, des fonds d'investissement sont encore en train de soumissionner des appels d'offres, pour une mise en service de ce second volet plutôt attendu à compter de juillet prochain.
Quel rôle vont jouer les acteurs bancaires comme le Crédit Agricole Centre-Est dans cette nouvelle phase ?
Un fonds de place national va être abondé à compter du 26 avril prochain par des liquidités de 14 milliards d'euros, apportées principalement par des assureurs, dont Crédit Agricole Assurances.
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Ces compagnies viendront supporter 60 % du risque de ces prêts participatifs, tandis que l'État propose une garantie à hauteur de 30% de ces fonds. En bout de ligne, les acteurs bancaires qui proposeront ces prêts ne supporteront que 10 % du coût total du risque.
Marie Lyan