Esker : le Covid-19, un accélérateur de la digitalisation en entreprise
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Comme beaucoup, le spécialiste français de la dématérialisation des documents Esker ne s'attendait pas à ce que la crise bouscule aussi vite son marché, alors que la transition numérique des entreprises était déjà entamée depuis plusieurs mois.
Une évolution que ses clients n'avaient pas non plus anticipé : "On savait que l'automatisation offrait déjà la possibilité de traiter plus rapidement les factures, de voir au plus juste... Mais peu d'entreprises avaient songé que cela leur permettrait aussi de régler leurs fournisseurs dans une crise comme celle-ci, et qu'ils puissent ainsi poursuivre leurs activités".
A tel point que sur le premier trimestre, le chiffre d'affaires des activités consulting d'Esker pour les solutions Cloud a progressé de 27% par rapport à 2019. Et ce, alors que les produits Cloud représentent désormais près de solutions 92% de son activité, et reposent pour la plupart, sur des contrats passés à moyen terme (80%). De quoi sécuriser un modèle, même en temps de crise.
Car malgré la période, les résultats semestriels de l'éditeur logiciel lyonnais, créé en 1985, n'ont pas à rougir : Esker enregistre tout de même une croissance de 8%, et maintient ses prévisions annuelles "autour de 9%" de croissance en 2020. Alors que son résultat d'exploitation s'établit en baisse de 14% à 6,2 millions d'euros, sa rentabilité se maintient quant à elle sur la même période, à 11,4% du chiffre d'affaires.
À lire également
Car bien qu'il ait connu, lui aussi, une baisse d'activité de 30% durant les deux mois de confinement, son activité est ensuite repartie de plus belle, même si elle ne rejoint pas encore les niveaux d'avant-crise. La PME a également pu recourir aux mesures de soutien à l'économie du gouvernement français, en faisant notamment appel aux prêts garantis par l'État (PGE), à hauteur de 11 millions d'euros, ce qui porte sa trésorerie globale à 34 millions d'euros.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Marie Lyan
PFAS : la redevance sur les rejets aqueux est désormais suspendue au budget 2026
Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir
Malgré des vendanges moins volumineuses, le Beaujolais garde le cap
Matériaux stratégiques : Ferroglobe va suspendre sa production de silicium en Europe