Dopé par la crise, le distributeur high tech lyonnais LDLC pulvérise ses objectifs
Marie Lyan
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Pour son dg, le "soufflet" ne retombera pas. Après une croissance record de +46%, suivant deux années de repositionnement du groupe, le distributeur LDLC veut s'installer dans des prévisions de croissance durable, avec une confiance dans la guidance...
STRATEGIE. L’année aura été inédite pour LDLC, sous tous les sens du terme. Le distributeur lyonnais de matériel high tech (Matériel.net, LDLC et Hardware.fr, TopAchat.com, etc) affiche une croissance insolente de +46%. Le couronnement d'une stratégie de repositionnement, amorcée sur les deux années précédentes, mais aussi d'un marché dopé par les usages de la pandémie. De quoi nourrir des projets d’agrandissement et d’export, avec une volonté de transformer l'essai sur 2021.
Le distributeur lyonnais de matériel informatique LDLC, créé en 1997 à Limonest (Rhône) par Laurent, Olivier et Caroline de la Clergerie, aux côtés de deux associés (Raphaël Marlier et Jean-François Orth) avait fait un pari : proposer aux internautes du matériel informatique de qualité, à des conditions avantageuses par rapport aux circuits traditionnels, en misant sur plusieurs enseignes et canaux (web et boutiques).
Il aura réalisé +41% au premier semestre 2020/2021, et même +46% sur l'ensemble de son dernier exercice, selon les résultats annuels clôturés au 31 mars dernier et présentés ce vendredi. Pulvérisant, par la même occasion, son objectif (déjà) réhaussé de 600 millions d'euros. Avec désormais un chiffre d'affaires qui atteint 724,1 millions d'euros.
Pas de doute, les affaires de LDLC sont désormais au beau fixe. De quoi solidifier l'assise du groupe, en améliorant à la fois sa marge brute à 22,5% (contre 19,3% l'année précédente), mais son niveau d'excédent brut d'exploitation à 70,0 millions d'euros (qui a quadruplé), pour un résultat net à 42,2 millions.
Résultat ? Ses capitaux propres s'établissent désormais à 101,6 millions d'euros (contre 62,5 millions l'année précédente) pour une trésorerie nette de 31,3 millions. Une situation financière qui lui a même permis de rembourser intégralement le PGE contracté, par précaution, en 2020.
« Ce succès met en exergue la pertinence de notre positionnement de distributeur omnicanal développé par le groupe et les éléments vertueux de notre modèle économique », affiche son directeur général, Olivier de la Clergerie.
Accéléré par l'essor du télétravail ainsi que des loisirs à la maison durant les confinements, ce lyonnais est devenu progressivement l'un des acteurs majeurs sur la scène du e-commerce avec ses 15 enseignes (dont 7 sites marchands : Materiel.net, LDLC, L'Armoire de bébé, Hardware.fr, etc). Tout en s'appuyant sur l'objectif de créer à moyen terme une centaine de boutiques toutes marques confondues (contre 84 actuellement).
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