MiHotel vise les grandes métropoles françaises et européennes
Stéphanie Borg

MiHotel
DR
Stéphanie Borg

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Cadres dans un grand groupe, toujours en déplacement professionnel, Nathalie Grynbaum et Stéphanie Marquez ont imaginé "leur hôtel idéal" : haut de gamme, indépendant, joliment décoré avec des services attentionnés, le tout très sécurisé. Ainsi est né le concept MiHotel, avec deux suites indépendantes accessibles via un process digital, limitant au minimum l'intervention humaine.
Ainsi, les suites (des chambres de 30 à 50 m2 selon les sites) se gèrent à distance : réservation en ligne, réception des codes par e-mail, check-out indépendant. Bientôt, une application disponible sur des tablettes installées dans les chambres permettra de piloter à distance la domotique de la chambre (température, ambiances lumineuses, musicales, cheminée...) et d'accéder à un ensemble de services géolocalisés (réservation de restaurant, de taxi, notifications push...).
Progressivement, les deux associées ont affiné leur concept. Pour faire grandir leur offre, elles ont misé sur le principe de la gestion immobilière - les suites ne leur appartiennent pas.
Car MiHotel ne sélectionne que des immeubles "magnifiques" à potentiel et bien placés.
"Chaque m2 doit être rentable, d'où l'importance du site", confie-t-elle.
Dans son escarcelle, des sites stratégiques indépendants dans le centre-ville de Lyon, dont l'Hôtel Particulier Gailleton (10 suites dans le même immeuble) depuis le début de l'année 2018. Autre belle prise : la reprise, avec les restaurateurs Tabata et Ludovic Mey, de l'emblématique Tour Rose, un ancien hôtel-restaurant gastronomique installé dans un bâtiment classé dans le Vieux-Lyon. Elles transformeront le site en quatorze chambres qui devraient ouvrir à la fin de l'année 2018, idéalement pour le 8 décembre.
Ainsi, le parc géré par MiHotel devrait ainsi s'élever à une cinquantaine de Suites connectées.
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Fortes de cette assise lyonnaise, les deux dirigeantes comptent développer leur concept dans d'autres villes françaises, à commencer par Paris.
D'autres zones sont également identifiées : Bordeaux, Nice, et Lille où 1 projet de 8 suites est d'ores et déjà prévu pour 2020, en partenariat avec un promoteur. Côté européen, "des ouvertures dans des capitales européennes, comme Bruxelles, Lisbonne ou Madrid seront ciblées par opportunité", indique MiHotel.
Ces projets, comme les développements technologiques, nécessitent des fonds : MiHotel, via sa structure de financement, a levé 2,8 millions d'euros auprès de 2 S Partners et un pool d'investisseurs privés. D'ici 5 ans, les associées misent sur l'ouverture de 30 à 40 nouvelles suites par an pour compter près de 200 suites MiHotel.
Stéphanie Borg
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