Usine du futur : Alliance entre Auvergne Efficience et Mont-Blanc Industrie
Maxime Hanssen
Maxime Hanssen
Le pôle de compétitivité Mont-Blanc Industries (315 membres) et le cluster d'excellence Auvergne Efficience Industrielle, créé il y a un an, ont signé une alliance ce mercredi. Elle sera présentée jeudi lors d'une journée d'échange entre clusters de Rhône-Alpes et Auvergne à Clermont-Ferrand.
Cette nouvelle coopération vise à favoriser le développement de l'Industrie du futur, par des interactions possibles grâce à une synergie entre leurs activités respectives : l'usinage de haute précision et la mécatronique pour le premier, le traitement des données pour le second.
La signature de l'alliance pose ainsi le cadre à la réalisation d'un premier outil, le développement d'un label d'excellence commun et complémentaire. Son but est de favoriser l'efficience opérationnelle des entreprises, "une donnée essentielle de l'Industrie du futur", estime Étienne Piot, président de Mont-Blanc Industrie.
Le pôle haut savoyard travaille sur ce label depuis trois ans. Il propose à ses membres d'effectuer un audit à "360°" de chaque domaine de leur entreprise. "Le diagnostic complet permet de cibler les priorités de développement des sociétés", détaille M. Piot. Puis les préconisations du pôle peuvent être financées par des dispositifs publics, comme le plan emplois/PME de l'Ardi.
Auvergne Efficience industrielle reprendra la structure de l'audit en y intégrant ses compétences dans le traitement de données.
Puis, l'idée est de créer une notation continue des entreprises sur leur efficience industrielle. Une note qui pourrait être visible ou non, selon la volonté du chef d'entreprise. En cas de publicité, cet indicateur pourrait être un vecteur commercial et marketing pour l'entreprise concernée : "Il peut renforcer la confiance auprès des clients ou des prospections", avance Dominique Lestant.
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Plus précisément, cette confiance consolidée permettrait également de rapprocher grands comptes et petites structures. " S'il y avait plus de transparence et de confiance entre les acteurs, les filières fonctionneraient mieux", estime M. Piot.
Ainsi, l'utilisation de la technologie s'inscrit dans un cadre d'efficacité. "L'objectif de l'Industrie du futur, qui utilise la technologie, doit permettre d'apporter un service. C'est l'un des points de convergence qui existe entre nos deux structures", explique le président de MBI.
D'autres collaborations pourraient intervenir entre les deux entités. Il s'agit notamment de travaux autour de métrologie (science de la mesure) et de l'open lab innovation. Pour ce dernier segment, le cluster Auvergnat planche actuellement sur la création d'une structure autour d'une dizaine d'entreprises, de la CCI Auvergne et de l'université d'Auvergne.
Le 18 mai dernier, le ministre de l'Économie Emmanuel Macron présentait son plan pour accélérer l'Industrie du futur, "la matrice de la nouvelle France industrielle", a-t-il expliqué.
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Il souhaite mobiliser près de cinq milliards d'euros, afin de permettre une "montée en gamme" afin de produire "mieux, avec beaucoup moins de pollution, sur des volumes parfois plus réduits, plus vite, et donc qu'on ait une industrie parfaitement adaptée aux besoins de ses clients et aux nouveaux défis économiques et environnementaux", a expliqué le ministre à Nantes, en mai 2015.
En septembre, le premier appel à projets sur les technologies de l'Industrie du futur sera ouvert.
Maxime Hanssen