Bosch Vénissieux : l'usine de composants diesel s'inquiète
Marie-Annick Depagneux
Marie-Annick Depagneux
L'usine de l'équipementier allemand Robert Bosch SAS de Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise, est à nouveau sous pression. D'après Marc Soubitez, délégué CFDT, Heiko Carrie, nouveau président de Bosch France, annoncera, jeudi, l'arrêt de la production des "éléments pistons et cylindres" pour les moteurs diesel ancienne génération, au plus tard à la "fin mars 2017". Selon la même source, cette fabrication occupe encore 50 salariés.
Toutefois, ce sont "les 150 emplois de l'usine qui sont menacés. Cela remet en cause le bureau d'études et les effectifs en service partagé avec Bosch Rexroth", entité voisine, "confrontée à ses propres difficultés", assure le syndicaliste.
Que ces composants en fin de vie, et utilisés uniquement en seconde monte, soient condamnés est une évidence qui semble acceptée. À condition qu'une alternative soit trouvée par la firme allemande pour réindustrialiser le site.
Selon Marc Soubitez, une piste existe avec boostHEAT, une jeune pousse d'Alès, créée en 2011 et qui a breveté une technologie de chaudière thermodynamique innovante.
Aussitôt, le comité d'entreprise de Bosch Vénissieux a mandaté le cabinet d'expertise comptable Syndex, pour obtenir des précisions sur ce projet : les produits, la nature des négociations entre boostHeat et Bosch Thermotechnoly, division de la firme allemande concernée.
Celui-ci assure que, lors des entretiens entre son syndicat et Yves Blein, député de la circonscription, et Simon-Pierre Eury, commissaire au redressement productif de la région, l'assurance leur a été donnée que ce projet avait le soutien des pouvoirs publics.
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La direction de Bosch, contactée au téléphone par Acteurs de l'économie, n'a pas souhaité commenter l'information avant le rendez-vous du 10 mars. Cependant, elle a signalé que la "commission de recherche d'activité" mise en place en 2015 a été convoquée pour le 17 mars afin de trouver une solution de reclassement des salariés.
En 2008, une partie du site de Vénissieux a été reconvertie dans le solaire. Cette activité, transférée, en juin 2014, à la société bretonne Sillia VL, et employant 130 salariés, a vu sa situation s'améliorer nettement depuis novembre dernier.
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Et les perspectives sont bonnes pour 2017, car elle a remporté plusieurs appels d'offres de la CRE 3. De plus, les problèmes d'approvisionnement en cellules photovoltaïques auprès de fabricants chinois qui les réservaient en priorité au marché local, sont aujourd'hui surmontés.
Reste que Sillia VL a besoin d'argent frais pour financer ses besoins de trésorerie.
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