Amoéba veut révolutionner le traitement biologique de l'eau
Stéphanie Borg
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Après une longue phase d'incubation, huit années de tests cumulés en milieu industriel, une introduction en bourse sur le marché d'Euronext à Paris en 2015 et une levée de fonds en mai 2016, soit un total de 27,9 millions d'euros levés, Amoéba rentre en phase de production industrielle.
Dans son usine de Chassieu, deux bioréacteurs de 500 litres, complétés par une unité de conditionnement, fabriquent jusqu'à 100 m3 par an de Biomeba, une amibe non génétiquement modifiée, prédateur naturel de légionelles, de bactéries pathogènes et d'amibes libres.
A l'origine, le Willaertia magna, une amibe naturellement présente dans l'eau qui fait office d'agent désinfectant. Initialement isolée des eaux thermales d'Aix-les-Bains (Savoie), elle fait l'objet de nombreuses publications scientifiques, notamment à l'Université Claude Bernard de Lyon auprès de laquelle Fabrice Plasson, co-fondateur d'Amoéba, acquiert la licence d'utilisation de cette technologie brevetée.
L'homme veut s'attaquer au marché mondial du traitement de l'eau avec une technologie de substitution aux procédés chimiques actuels.
Simple d'utilisation, le biocide se présente dans une armoire de dosage prête à l'emploi. Il suffit de l'installer à la place du biocide chimique. Cette opération est réalisée par un installateur (le distributeur), cible principale d'Amoéba.
Le marché mondial des biocides chimiques est estimé à 21 milliards d'euros. Pour accélérer la pénétration de ce marché, Amoéba a choisi de se concentrer sur le segment des tours aéro réfrigérantes (de grandes tours près des usines destinées à traiter les eaux usées), évalué à 1,7 milliard d'euros
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Stéphanie Borg
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