Sillia VL illustre le pari économique de l'industrie photovoltaïque
Marie-Annick Depagneux
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La chose est sue depuis des mois. Sillia VL, le repreneur de l'usine solaire de Bosch à Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise, cherche entre 11 et 13 millions d'euros d'argent frais. Bruno Cassin, PDG du groupe normand Sillia/Elvia espère conclure, à la fin du mois de novembre, un contrat de lease-back (vente avec location) du parc de machines de l'unité lyonnaise en faisant entrer dans les caisses quelque 5 ou 6 millions d'euros selon nos informations*.
Le complément devra être assuré par une augmentation des fonds propres et des concours bancaires que Bpifrance pourrait garantir à un niveau élevé. Pour rappel, dans l'usine inaugurée début 2012, et présentée alors comme la plus moderne et plus importante de France, Bosch a investi 25 millions d'euros.
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Bruno Cassin ne fait pas mystère des tensions de trésorerie de Sillia LV depuis mai 2015. De fait,la société a consommé très rapidement après la reprise (en juin 2014) les 9 millions d'euros de subvention d'équilibre versés par Bosch pour combler, à l'origine, les pertes prévisionnelles des trois premiers exercices.
Les 9 millions d'euros ont largement servi à payer les salaires en la quasi absence d'activité pendant cette période.
Marie-Annick Depagneux
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