Tourisme industriel : le sens des affaires
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lI fut un temps où seuls les lève-tôt piétinaient de longues minutes en bleu de travail devant le portail de "l'usine", avant de pénétrer dans les ateliers. Aujourd'hui, aux abords des sites industriels, les files d'attente se forment en journée et le bleu n'est plus la couleur dominante. Pour cause, "l'usine" est devenue un haut lieu du tourisme. En 2016, le célèbre Routard a même sorti une édition du guide de la visite d'entreprise.
Tout ce qui jadis était l'antre des seuls salariés attire irrémédiablement : les sites industriels, mais aussi agricoles, les ateliers d'artisans ou encore les laboratoires. Les touristes, en quelque sorte, deviennent "industriels." Pourtant, le qualificatif ne fait pas l'unanimité.
Au-delà des mots, le phénomène s'ancre dans les pratiques. Pour la plus grande satisfaction des entreprises.
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Les touristes sont avant tout des clients potentiels. "Quelque 85 % des 2 500 entreprises de notre réseau possèdent des points de vente et le panier moyen des visiteurs à l'issue du parcours est deux fois supérieur à celui des clients qui ne visitent pas le site", constate Cécile Pierre. Julien Taboury, dirigeant de la confiserie Julien, implantée à Bourg-Argental dans la Loire (cinq collaborateurs, 350 000 euros de chiffre d'affaires), est de ceux que la visite d'entreprise permet de faire vivre.
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