Bayer promet investissements et transparence
Stéphanie Borg

Photo d'illustration
Wolfgang Rattay
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Wolfgang Rattay
Depuis l'acquisition de Monsanto pour 56 milliards d'euros à l'été 2018, Bayer est sous le feu des critiques. Pour y faire face, le géant allemand annonce une série de mesures destinées à enrayer la crise.
Comme l'affirmait le président de Bayer France dans La Tribune, Bayer ne renonce pas au Rundup, son herbicide phare accusé de provoquer des cancers, mais se dit "déterminé à proposer un choix plus vaste aux agriculteurs".
Pour y parvenir, le laboratoire investira "5 milliards d'euros dans les dix prochaines années dans de nouvelles méthodes de lutte contre les mauvaises herbes".
En outre, Bayer s'engage, grâce à ces innovations, à "réduire de 30% son empreinte environnementale d'ici 2030" en limitant les volumes nécessaires à la protection des cultures et en permettant des épandages plus précis. Il s'appuiera sur le quotient d'impact environnemental (EIQ) pour le mesurer.
Depuis l'été dernier, et les premiers jugements en défaveur de Bayer, l'action du groupe n'a cessé de baisser et sa capitalisation boursière a chuté à 50 milliards d'euros environ, soit sous le montant déboursé pour le rachat de Monsanto. Ces déboires ont fragilisé le président du directoire, Werner Baumann, auquel les actionnaires ont infligé un camouflet en avril en refusant de lui accorder leur confiance. D'où cette série de mesures pour juguler la crise.
Bayer promet des efforts de transparence en matière de recherche et d'associer "scientifiques, journalistes et représentants d'ONG" à la prochaine campagne de renouvellement de l'autorisation de mise sur le marché du glyphosate dans l'Union européenne. Elle produira à cet effet un "code de bonne conduite".
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Outre les accusations de nocivité portées contre le glyphosate, Bayer a dû faire face en mai dernier à la révélation de l'existence en Europe de fichiers exploités par Monsanto, avant son rachat, qui visaient entre autres des journalistes et des responsables politiques en vue d'influencer le débat sur les pesticides.
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