Reprise de Famar : Benta Pharma retenu, Néovacs envisage deux recours
Marie Lyan
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Le site Famar de Saint-Genis-Laval (69) avait été placé en redressement judiciaire en juin 2019, alors qu'il comptait, à cette période, près de 322 salariés.
L’avenir du sous-traitant lyonnais des laboratoires pharmaceutiques Famar, dernier fabricant français de nivaquine, semblait tout juste scellé. Le Tribunal de commerce de Paris a validé ce lundi l’offre de reprise de la société libanaise Benta Pharma, qui prévoit le sauvetage de 115 emplois sur 250, ainsi qu’un investissement de 42 millions d’euros d’ici 2026. Reste que son principal concurrent, la société de biotechnologie française Néovacs, a décidé de faire appel de cette procédure.
Ce n'est plus vraiment le cas depuis la crise du Covid-19. Alors que l'une de ses principales productions, la nivaquine (un dérivé issu de la chloroquine), a fait débat au cours des derniers mois et gagné en visibilité, ce sont deux acteurs qui se disputaient finalement depuis plusieurs semaines la reprise de l'entreprise lyonnaise et de ses 250 salariés à la barre du Tribunal de commerce de Paris.
Avec, en jeu, un portefeuille d'une soixantaine de produits fabriqués ainsi que douze médicaments "d'intérêt thérapeutique majeur", indispensables pour des milliers de patients, pour une capacité de production annuelle évaluée à 80 millions de boîtes de médicaments pour le compte de plusieurs grands groupes pharmaceutiques tels que Sanofi et Merck.
Cependant, l'usine, détenue jusqu'en 2014 par Sanofi, était ensuite passée successivement entre les mains du groupe grec Famar, qui avait ensuite cédé l'actif en 2017 au fonds d'investissement américain KKR. Alors que les syndicats avaient dénoncé un sous-investissement chronique ainsi que le "désengagement industriel" de leurs actionnaires, le niveau de pertes, non confirmé à ce jour, atteignait déjà près de 2 millions d'euros pour 26,7 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017. D'après nos informations, ses derniers résultats feraient plutôt état d'un chiffre d'affaires de 38,6 millions d'euros en 2018, pour un résultat net de -6,1 millions d'euros.
"Le site de Lyon est particulier, puisque c'est le seul du groupe qui perd de l'argent. C'est un site qui n'a pas été très bien géré par le passé, beaucoup trop dimensionné et en sous-investissement", affirmait alors Patrick Puy.
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