Avec ses 10 000 emplois et ses 500 entreprises, la Vallée de chimie lyonnaise (400 hectares) fait partie des dix plus grandes plateformes industrielles du territoire.
À quelques jours de la rentrée, le nouveau président EELV du Grand Lyon, Bruno Bernard, s’est rendu mardi dernier sur le site de la Vallée de la chimie. Une visite symbolique, alors que le dossier s’était invité à plusieurs reprises au sein du débat des municipales. La plateforme, qui doit accueillir d’ici quelques mois de nouvelles implantations phares (Symbio, Suez, Carbios, etc), vient de décrocher la labellisation du Pack Rebond du gouvernement, visant faire émerger de sites clés en main à destination des industriels.
C'était une visite d'importance, et une image forte pour ce début de mandat. Mardi dernier, le président EELV du Grand Lyon, Bruno Bernard, accompagné de ses vice-présidents, Emeline Baume de Brosses (Économie, emploi, commerce, numérique et commande publique) et Pierre Athanaze (Environnement, protection animale et prévention des risques) se sont rendus sur le site de la Vallée de la chimie.
Un premier état des lieux, visant à prendre le pouls des enjeux à venir. "Cette rencontre a permis d'aborder le devenir de ce grand territoire de la Vallée de la chimie ainsi que ses enjeux de réindustrialisation. Car il existait déjà, depuis plusieurs années, une volonté d'accélérer la décarbonisation et la transition énergétique de cette grande plateforme industrielle", souligne Julien Lahaie, le directeur de la mission dédiée à l'aménagement de la Vallée de la chimie qui emploie, depuis 2013, une équipe de 10 salariés pour le compte de la métropole.
Car avec ses 10 000 emplois et ses 500 entreprises, la Vallée de chimie lyonnaise (400 hectares) fait partie des dix plus grandes plateformes industrielles du territoire. Spécialisée dans la chimie, l'environnement et l'énergie, elle cherche depuis quelques années à se réinventer. L'élection d'une nouvelle majorité verte à la tête de la métropole en sera-t-elle pour autant l'occasion ?
De nouveaux élus EELV aux commandes
Malgré les craintes ayant émergé lors de la campagne pour les élections municipales et métropolitaines, la vice-présidente à l'économie, Emeline Baume de Brosses, l'avait encore rappelé dans une interview accordée cet été à La Tribune : "Nous sommes favorables au maintien d'une activité industrielle utile, qui participe à la souveraineté industrielle française et nous garderons des projets comme la Vallée de la chimie, mais il nous faudra également produire plus local et mieux".
Julien Lahaie veut lui aussi y voir une forme de continuité, en soulignant l'avancement de plusieurs projets, appelés à transformer le visage de la vallée au cours des prochains mois : à commencer par l'implantation à venir de la PME clermontoise Carbios, qui a breveté un procédé de recyclage des plastiques (PET) la conduisant à vouloir implanter une usine pilote sur l'ancien site de Kem One, sur près de 2000m2.
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