General Electric : un accord trouvé, après quatre semaines d’une grève éprouvante
Marie Lyan
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Depuis ce lundi, neuf salariés s'étaient même mis en grève de la faim pour dénoncer l'échec des négociations avec leur employeur, le groupe américain General Electric, et défendre un outil industriel installé à Villeurbanne depuis 1916.
Fin de mobilisation au goût amer pour les salariés du site General Electric de Villeurbanne. Après près de quatre semaines de mobilisation, ayant débouché sur quatre jours de grève de la faim pour plusieurs salariés, un accord a été signé entre les syndicats et la direction du groupe américain. Ce dernier avait annoncé, en septembre dernier, un plan de restructuration de ses activités Grid, menaçant tout particulièrement l’avenir des sites de Villeurbanne et Saint-Priest.
Ce second plan en l'espace de 18 mois devait à l'origine impacter 634 salariés français de la branche Grid du groupe, qui compte elle-même 2.000 salariés, dont 350 sur le site de Villeurbanne -rapportés dans un second temps à 285-. Cette usine, centenaire et centre de compétences mondial du groupe américain dans son domaine, s'était élevée depuis quelques semaines au rang du symbole.
C'est là que la mobilisation des salariés y avait été la plus forte. « D'autres sites nous ont suivi et soutenus, comme le site de Saint-Priest en lançant plusieurs appels à la grève sur cette période, ou encore Montpellier, qui possède une division automation qui s'est elle aussi arrêtée durant une journée. Mais la complexité, c'est que chaque site n'était pas touché de la même façon », explique Serge Paolozzi, délégué syndical central CGT basé à Villeurbanne.
Mais alors que plus aucune production ne sortait des ateliers de Villeurbanne depuis près d'un mois, la situation, qui semblait au point mort, s'était durcie il y a quelques heures, débouchant lundi sur un mouvement de grève de la faim, amorcé par une dizaine de salariés.
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« Nous avons réussi à en convaincre certains, pour des raisons de santé, de ne pas poursuivre », indique l'élu CGT. Mais neuf d'entre eux auront tout de même tenu quatre jours sur site, hébergés à l'infirmerie de l'établissement dans un conflit qui semblait s'enliser. « Ce sont nos organisations syndicales qui ont dû aller leur chercher des couvertures, duvets et oreillers ».