C'est finalement le projet associant le fils du créateur de l'entreprise auvergnate au président de la société TTH qui a été retenu par le Tribunal de commerce de Clermont-Ferrand, pour sauver le fabricant de luminaires Dietal -qui avait présenté au printemps un projet de luminaire désinfectant innovant-. Un plan qui comprend la reprise de 120 des 137 salariés de l'entreprise, et qui signe la fin d'un projet de Scop concurrent présenté par les salariés.Le projet Dietschi/TTH a été choisi hier par le tribunal de commerce de Clermont-Ferrand pour reprendre l'entreprise de luminaires Dietal.
Marc Dietschi, fils du créateur de l'entreprise auvergnate, qui avait travaillé étant plus jeune au sein de l'entreprise, s'était associé à Julien Arnal, le président du syndicat de l'éclairage, et également président de Sunlux et du groupe francilien TTH. Ce dernier avait notamment repris l'an dernier, par le biais du groupe TTH, les activités de rénovation de matériel ferroviaire des Ateliers de construction du Centre ingénierie et maintenance (ACC) de Clermont-Ferrand.
Ils se sont réunis pour développer ensemble une nouvelle offre autour de "La Manufacture des Lumières", nouvelle raison sociale de Dietal. "C'est le projet pour lequel le CSE s'était prononcé favorablement", commente Maitre Jean-Louis Borie, l'avocat conseil du CSE et des représentants des salariés.
Un projet de Scop concurrent proposait quant à lui de conserver 113 salariés, et avait réussi à mobiliser un capital de 700.000 euros.
"Un projet concurrent, porté par une Scop de salariés n'avait pas convaincu le CSE. Il présentait trop de zones d'opacité", ajoute-t-il.
Interrogée, la secrétaire du CSE, Aurélie Beaufort, avait quant à elle affirmé : "Au départ notre préférence allait à la SCOP, mais ils étaient adossés à des prêts et c'est hasardeux dans cette année 2021 qui va être tendue pour toutes les entreprises. Ils n'étaient pas non plus très nombreux dans l'équipe dirigeante. Mais on reconnait aussi le mérite de la SCOP qui s'est manifestée la première, ça été un signe pour les autres repreneurs, ils ont su rendre notre entreprise intéressante".
A noter que le dossier avait suscité l'appétit de deux autres candidats à la reprise, le groupe Assmann, déjà à la tête de deux usines de luminaires et du strasbourgeois Velum.
Le volet social conservé
Placée en redressement judiciaire en novembre 2020, Dietal possède deux usines à Saint-Georges-de-Mons dans le Puy-de-Dôme et en Roumanie et avait pâti de plusieurs facteurs au cours de l'année 2020 :