Photowatt : et si l’avenir de la filiale d'EDF se jouait en 2023 aux côtés d’une gigafactory ?
Marie Lyan
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Photowatt nouveaux fours
DR/Photowatt
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Photowatt nouveaux fours
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Le ciel n'a jamais semblé aussi dégagé pour la filière solaire. Après plusieurs années de dumping pratiqué sur les prix des approvisionnements mondiaux et une production qui était alors passée quasi entièrement en Asie, la transition énergétique en cours en Europe esquisse le retour à une nouvelle forme de souveraineté pour l'industrie photovoltaïque. Si la filière n'a pas encore bénéficié de son propre plan national, à l'image des batteries, les perspectives de marché désormais au beau fixe et la nécessité de rapatrier une partie de cette production au plus près de son marché promettent de meilleurs jours à la filière française.
Avec en son sein, un fleuron à l'abandon ou presque : l'isérois Photowatt, qui se pose comme l'un des derniers fabricants de wafers de silicium pour la fabrication de modules photovoltaïques. Avec ses 184 salariés, la société se trouve toujours dans le giron d'EDF, mais son avenir fait toujours l'objet de tractations en interne.
Officiellement toujours « ouvert aux discussions et aux partenariats qui pourraient se dégager avec d'autres acteurs », EDF n'a pas oublié sa volonté de se départir de la société, qui n'a jamais réussi à s'intégrer complètement dans l'offre de l'énergéticien.
Rachetée à grands coups d'incitatifs de l'Etat français à la barre du Tribunal de commerce de Lyon, l'actionnaire EDF navigue en effet entre deux eaux puisqu'il continue de développer, via sa filiale EDF-ENR, des projets solaires mais dont les contrats d'approvisionnements sont soumis aux appels à projets de la CRE (Commission de régulation de l'énergie). Et donc au facteur prix, en premier lieu.
Résultat ? Les syndicats de sa filiale Photowatt regrettent en cette fin d'année que leur maison-mère continue d'acheter des panneaux à ses concurrents, le plus souvent asiatiques.
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Et malgré l'application d'un critère carbone au sein des appels d'offres de la CRE, qui est venu redonner un élément de compétitivité à la filière européenne, il en faudrait bien plus pour que l'isérois Photowatt se relève d'une décennie de sommeil. « L'intégration de ce critère devrait commencer à se voir dans les appels de la CRE et les livraisons à venir début 2023 », estiment les élus de la CFE-CGC, l'un des trois syndicats de la société iséroise aux côtés de la CGT et de FO.
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Marie Lyan
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