Vencorex : les syndicats durcissent le ton alors qu'aucun repreneur n'est encore annoncé
Oriane Raffin
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Les différents acteurs du dossier espèrent voir un repreneur se manifester, qui pourrait racheter le site - dans son ensemble ou en partie. Selon les syndicats, des visites auraient eu lieu, mais sans que des noms aient filtré à ce stade.
Wikimedia Commons/Jvillafruela
Le placement en redressement judiciaire du producteur de composants pour vernis et peinture inquiète l'ensemble des plateformes chimiques de Pont-de-Claix et de Jarrie. Une manifestation est prévue le 1er octobre car le calendrier acté par le tribunal de commerce presse : pour survivre, le chimiste doit trouver un repreneur d'ici au 17 octobre prochain.
L'inquiétude prédomine à Pont-de-Claix (Isère), alors que la société Vencorex France, détenue par le groupe thaïlandais PTT Global Chemical - détenu lui-même en partie par l'Etat thaïlandais - a été placée en redressement judiciaire le 10 septembre dernier. En cause : des pertes prévisionnelles à 80 millions d'euros pour 2024, en raison notamment de la concurrence chinoise.
Afin de faire réagir le plus largement possible, les syndicats se mobilisent : en parallèle de la journée nationale d'actions, le collectif CGT des plateformes chimiques de Jarrie et de Pont-de-Claix appellent à la manifestation le mardi 1er octobre, sur le site de Pont-de-Claix. « Toute la Fédération des industries sera là, de toute la France », prévient Adrien Poirieux, délégué départemental de la FNIC-CGT.
Côté élus aussi, la mobilisation s'est enclenchée. Christophe Ferrari, maire de Pont-de-Claix et président de la Métropole de Grenoble, contacté par La Tribune, a exprimé « une grande inquiétude ». « Si nous avions des signes depuis plusieurs mois sur les difficultés de Vencorex, je n'imaginais pas que l'actionnaire pourrait à un moment donné dire qu'il abandonnait toutes ses activités en France. »
Pétition en ligne, courrier à Michel Barnier
L'élu a lancé depuis une semaine une pétition en ligne, appelant à « sauver la plateforme et les emplois ». En une semaine, elle a dépassé les 4.000 signatures. Des vœux ont également été votés en Conseil municipal de Pont-de-Claix, au Conseil départemental et au Conseil communautaire de la Métropole. Les députées Cyrielle Chatelain (EELV) et Marie-Noëlle Battistel (PS) ainsi que le sénateur Guillaume Gontard (EELV) ont quant à eux adressé un courrier au Premier ministre Michel Barnier pour attirer son attention sur la situation.
Vendredi 27 septembre, les organisations syndicales ont été reçues à la Préfecture de l'Isère, des parlementaires également, dans un second temps.« C'est la première fois que nous étions reçus, indique Denis Carré, délégué CGT du site. Nous le demandions depuis juin, avec l'idée d'une rencontre où seraient également présents les élus et les patrons, pour essayer d'avancer sur le sujet de la reprise. Cela n'a pas été le cas cette fois-ci, mais le préfet nous a indiqué qu'il n'était pas contre s'il avait la possibilité de mettre en relation toutes les parties. ». Prochaine étape, après la manifestation : les organisations syndicales seront reçues à Bercy le vendredi 4 octobre.
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