Chaque année, le secteur de la santé génère 49 millions de tonnes en équivalent CO2, soit 8% de l'empreinte carbone du pays, selon le think tank The Shift Project. Face à ce constat, l'industrie pharmaceutique se mobilise pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. L'an dernier, elle s'est fixée comme objectif de baisser de 50% ses émissions directes d'ici 2030 et de 25% ses émissions indirectes, afin d'être en phase avec l'Accord de Paris.
Bien conscient de cet enjeu de décarbonation, l'Auvergnat Verdot, qui fournit les grands acteurs de l'industrie pharmaceutique en systèmes de purification des molécules, entend atteindre la neutralité carbone. La PME (60 salariés pour un chiffre d'affaires de 20 millions d'euros l'an dernier) va lancer, dès l'année prochaine, des mesures de compensation des émissions CO2 de ses équipements. Elle prévoit de facturer à ses clients un prix carbone, afin de neutraliser l'impact résiduel de sa production.
« Comme nous faisons beaucoup de sur-mesure, cela permettra aux clients d'être conscients de l'impact carbone de chacun de leurs choix ».
Ainsi, par exemple, « l'utilisation d'un acier spécifique, qu'il faudrait faire venir des États-Unis, ce qui est déjà arrivé, coûtera plus cher car son transport émettra plus de CO2. Il y a là un sujet d'exemplarité et d'éducation », ajoute le dirigeant, qui estime que la note pourrait monter, selon les cas, entre 1 et 5 %.