C'est un peu David contre Goliath, en tout cas sur le papier : le fabricant lyonnais de médicaments génériques Benta Lyon, lui même revenu sur la pente ascendante depuis 2020 après plusieurs années de ballotement entre les groupes Sanofi, Famar, et désormais Benta, s'est positionné en juin dernier pour reprendre les activités de Biogaran, qui pourraient être cédées par le groupe tricolore Servier.
Une offre surprise pour cette société lyonnaise de 120 salariés, dans une transaction hautement sensible et scrutée de près par Bercy.
La société, qui n'emploie directement qu'environ 250 personnes dans l'Hexagone, indique par ailleurs vendre « une boîte de médicaments sur huit » en France, à raison d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires l'année dernière. Tandis que sa production est aujourd'hui réalisée à moitié sur le marché intérieur, à 40 % dans l'Union européenne et à 10 % dans le reste du monde par une quarantaine d'entreprises partenaires, dont Benta Lyon fait partie.
Des chiffres vertigineux qui ont de quoi susciter l'intérêt de la société lyonnaise. Racheté en 2020 à la barre du tribunal de commerce par la holding française Benta SAS (rattachée au groupe libanais Benta), le site industriel retrouve aujourd'hui des couleurs.