Le géant minier Imerys sécurise de nouveaux gisements de diatomite
Emilie Valès
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C'est une roche très recherchée par l'industrie, notamment dans l'agroalimentaire, le médical et la pharmacie, pour ses propriétés filtrantes. Mais les gisements de diatomite, composée de fossiles d'algues microscopiques, sont rares. La société Imerys, spécialisée dans les minéraux industriels — elle devrait exploiter une mine de lithium dans l'Allier dès 2028 —, et premier producteur mondial de diatomite (poudre obtenue après broyage), vient de renforcer sa position sur le marché.
La multinationale a finalisé, en janvier, l'acquisition de l'activité européenne de son concurrent Chemviron, filiale de l'américain Calgon Carbon. Elle a ainsi repris ses deux carrières en France, l'une située en Ardèche, l'autre dans le Cantal, juste à côté de celle qu'elle exploite déjà depuis 2005 sur le gisement de Foufouilloux, à quelques kilomètres de la commune de Murat.
Imerys possède désormais deux usines dans le Cantal, pour une production annuelle de diatomite comprise entre 40 000 et 45 000 tonnes, soit 20 % des besoins en Europe.
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Avec cette acquisition, le groupe minier étend sa couverture géographie et sa gamme de produits pour divers types de filtration à destination des secteurs agroalimentaire (filtration d'huiles, de jus de fruit, de bières), pharmaceutique, de la sécurité sanitaire (purification des eaux industrielles) ou encore de la cosmétique.
Emilie Valès