A quelques mètres seulement du musée retraçant l'histoire de l'ancienne cité minière, l'usine Rockwool de Saint-Eloy-les-Mines, dans le Puy-de-Dôme, se dévoile avec ses deux immenses cheminées. Construit sur une friche industrielle et ouvert il y a 40 ans, le site qui fabrique de la laine de roche s'apprête à vivre une profonde transformation. Ces deux lignes de production encore alimentées avec du coke, un dérivé du charbon, vont passer à l'électrique dans les deux ans à venir. Pour migrer de la fusion fossile à la fusion électrique, le géant industriel danois consent un investissement massif de 100 millions d'euros.
L'annonce avait été faite dans le cadre du sommet Choose France, organisé mi-mai à Versailles. Mais il a fallu attendre, début juillet, pour connaître les contours précis de ce plan présenté lors d'une visite officielle de l'usine, organisée ce mercredi. Rockwool indique que cette nouvelle technologie devrait permettre au site de réduire de 60 % son empreinte carbone à l'horizon 2027. La troisième ligne de production de l'usine, qui est aussi la plus récente, fonctionne, elle, déjà à l'énergie électrique.