Saint-Etienne French Tech : la détermination a payé
Yann Petiteaux
Yann Petiteaux
« C'est une vraie victoire collective comme on sait les faire sur le territoire stéphanois », estime le directeur du cluster Numélink, Armand Lulka. Après avoir été écartée dans le cadre de la première vague de labellisation, en fin d'année dernière, Saint-Etienne a obtenu, dans la nuit de mercredi à jeudi, le label French tech en qualité de territoire « design tech ».
Le résultat d'une mobilisation de nombreux acteurs (Cité du design, Télécom Saint-Etienne, cluster Numélink...) et du soutien des politiques de droite comme de gauche. « On n'a rien lâché parce qu'on était convaincu que notre dossier était bon », résume Armand Lulka.
En fin d'année dernière, le député PS de la Loire et vice-président du conseil régional, Jean-Louis Gagnaire, avait fait parvenir deux courriers à Axelle Lemaire, pour l'inciter à une labellisation collective de Lyon, Grenoble, Saint-Etienne et Annecy. Le 5 juin, lors de sa visite à Saint-Etienne, la secrétaire d'Etat au numérique avait rencontré les acteurs locaux de la French tech. Une mobilisation qui a certainement joué en faveur de la candidature stéphanoise.
« Notre détermination a payé, souligne le président de Saint-Etienne métropole, Gaël Perdriau. Nous avons mis toutes nos forces dans la bataille et nous avons gagné. (...) Notre ambition est de devenir, dans les prochaines années, une plateforme de référence numérique-design, permettant la création à terme de quelque 4 000 emplois directs ou indirects, liés à l'économie numérique. »
« C'est l'aboutissement d'une démarche collective portée par tous les acteurs depuis trois ans et par l'engagement des collectivités publiques », confirme le prédécesseur de Gaël Perdriau, Maurice Vincent, sans toutefois omettre de préciser qu'il était lui-même « à l'origine de cette candidature ».
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Lancée par le ministère de l'Economie en novembre 2013, l'initiative French Tech vise à susciter une démarche dynamique autour du numérique.L'obtention du label donne accès à des financements de la banque publique d'investissement (BPI).
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