ENS Lyon : démission de Yanick Ricard, administrateur provisoire depuis septembre
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Une démission de plus à la tête de l'ENS Lyon. Yanick Ricard, administrateur provisoire de l'établissement, a annoncé aujourd'hui sa démission. En septembre 2022, il avait été nommé administrateur provisoire à la suite de la démission de son prédécesseur Jean-François Pinton, en juillet 2022.
Dans un mail envoyé à ses collègues, Yanick Ricard revient sur les raisons qui ont motivé sa démission. Il évoque en premier lieu un dialogue social « exécrable » au sein de l'établissement.
Mais aussi, et surtout, la position de l'État quant à l'établissement lyonnais (les ENS étant sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche) : « Depuis des années, la boussole de l'État n'indique qu'une direction : "la fusion". Que le site comporte 30 établissements supérieurs, cinq organismes, 150 000 étudiants ne semble aucunement pris en compte par un Etat ingénu, encore surpris de l'absence de métro entre Lyon et Saint-Etienne. »
Et de tacler au passage les précédents échecs de fusion : « Or aucune fusion ne sera réalisable sur le site avant que la plus grosse université du site, l'Université Claude Bernard, ne cesse de confondre coopération et annexion. Les mêmes raisons qui ont fait fuir l'INSA, l'Université Jean Monnet et abouti à l'échec de l'Idex me paraissent rendre improbable une fusion Lyon1-Lyon2. »
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Le projet de l'Idex (Initiative d'excellence) lyonnais visait en effet à regrouper, sous les statuts conjoints d'une nouvelle « université cible », les établissements de l'Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon ainsi que des universités Claude Bernard (Lyon 1), Jean Moulin (Lyon 3) et Jean-Monnet (Saint-Etienne). Cette dernière avait finalement voté contre et le projet s'était soldé par un échec, en octobre 2020, passant ainsi à côté d'une dotation de 25 millions d'euros par an, sur une période maximale de dix ans.
Yanick Ricard dénonce par ailleurs le fait qu'il n'y ait eu « aucune interaction politique avec l'école depuis la fin de l'Idex » et « aucun soutien ou indication politique de notre tutelle ».
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