[Textile, la nouvelle génération 5/5] Freegun : la marque coqueluche des ados européens
Stéphanie Borg
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Coupes classiques (slips ou caleçons), coloris unis (bleu, noir, gris, blanc) ou à légers motifs (rayures), matière unique (coton majoritaire)... avant les années 2000, le marché des sous-vêtements masculins n'était pas marqué par l'extravagance. Seules quelques grandes marques, haut de gamme, proposaient des produits innovants, mais peu abordables.
Jusqu'à l'arrivée, en 2007, d'un boxer à la ceinture large, en microfibre de bonne qualité, mais au tarif abordable. L'idée est née au retour d'un voyage en Chine, où Sylvain et Sophie Caire, fondateurs de la Sas familiale Textiss, fabricants de sous-vêtements pour les centrales d'achat et la grande distribution, imaginent une nouvelle gamme de sous-vêtements à partir d'un tissu microfibre, déclinable, aux coloris variés et aux motifs infinis. Vendus dans un premier temps chez les discounters, le succès attire les regards des grandes surfaces.
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Si la SAS, basée à Chateauneuf-du-Rhône (26), réalise encore 70 % de son chiffre d'affaires dans la vente de boxers (38 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015, 44 salariés), elle a diversifié sa gamme. Désormais, sweats, chaussures, montres arborent le style Freegun. Au total, la PME écoule 10 à 12 millions de pièces par an en Europe dans les grandes surfaces, mais aussi dans les magasins spécialisés, une dizaine de boutiques dans le monde et via des sites de vente en ligne.
Stéphanie Borg