Santé animale : Boehringer Ingelheim vise la première place mondiale
Marie-Annick Depagneux
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Boehringer Ingelheim
Boehringer Ingelheim
Marie-Annick Depagneux
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Boehringer Ingelheim
Boehringer Ingelheim
L'allemand Boehringer Ingelheim (BI) ne se satisfera pas du titre de numéro deux mondial de la santé animale décroché en achetant le français Merial, ex-filiale de Sanofi, le 1er janvier 2017. Conquérir la place de leader à l'américain Zoetis, telle est son ambition même s'il assure ne pas en faire une obsession.
Selon les chiffres donnés, le nouvel ensemble cumule 3,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur la base des exercices 2015 versus 4,4 milliards d'euros pour Zoetis. Il laisse entrevoir pour 2016 une croissance de ses ventes deux fois supérieure aux 5 % du marché. Derrière ces données, le challenger de la profession se positionne désormais comme le champion des vaccins et des antiparasitaires.
La prévention des maladies animales est précisément la carte maîtresse jouée par le groupe germanique pour faire évoluer le paradigme du marché.
Pour atteindre cet objectif, Erick Lelouche, président de BI Santé animale en France se félicite "d'une alliance de rêve" à propos de cette récente fusion. Il insiste sur la complémentarité des offres : BI à la première place du podium international sur les segments des porcs et chevaux et Merial, champion sur le créneau des animaux de compagnie et volailles.
Pour répondre aux préconisations des autorités de la concurrence européenne et américaine, le groupe cède un volume de produits équivalant à "250 millions d'euros de revenus. C'est 6 % seulement du chiffre d'affaires global", relativise Joachim Hasenmaier. Et les arbitrages ont eu lieu dans l'un et l'autre des portefeuilles.
À lire également
Le groupe pharmaceutique outre-Rhin insiste sur sa volonté de continuer à renforcer Merial, notamment en France où l'industriel est leader. Mais dans ce mariage, l'ex filiale de Sanofi perdra son nom au profit de son nouvel actionnaire incarnant "une réussite familiale à l'allemande et s'inscrivant dans le long terme"*.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Marie-Annick Depagneux
PFAS : la redevance sur les rejets aqueux est désormais suspendue au budget 2026
Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir
Malgré des vendanges moins volumineuses, le Beaujolais garde le cap
Matériaux stratégiques : Ferroglobe va suspendre sa production de silicium en Europe