Pourquoi Sanofi investit 15 millions dans sa filiale Genzyme
Marie Lyan
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DR/Sanofi
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À Lyon, le groupe Sanofi est comme une grande famille : car en plus de son siège à Lyon Gerland, le groupe Sanofi dispose du plus grand site de R&D et de production de vaccins au monde à Marcy l'Etoile, d'un site de bioproduction à Neuville-sur-Saône, mais également de fonctions supports comme son campus, situé au cœur du biodistrict Lyon-Gerland. Avec, au total, un vivier de 5.500 collaborateurs en région lyonnaise.
Mais le groupe pharmaceutique comprend également une filiale, Genzyme, spécialisée dans le segment de la médecine de spécialité, et notamment de la thérapie génique, qui emploie 320 collaborateurs à Lyon Gerland.
C'est sur ce site que le groupe compte réaliser un investissement de 15 millions d'euros -qui s'ajoute à l'enveloppe de 600 millions d'euros annoncé au printemps dernier, avec 490 millions affectés à la construction d'un nouveau site de production de pointe à Neuville sur Saône et 120 millions à la construction d'un nouveau bâtiment R&D à Marcy-l'Étoile-. Objectif affiché : développer les capacités de bioproduction de Sanofi dans le domaine des thérapies innovantes.
« L'entreprise américaine Genzyme (Boston), spécialisée dans les maladies rares, avait d'abord racheté Imtix-Sangstat, pour monter en capacité industrielle. Mais ce laboratoire de biotechnologie faisait lui-même partie du groupe lyonnais Mérieux à l'époque, et produisait sur le site de Marcy l'Étoile, devenu aujourd'hui un grand site de fabrication de vaccins humains », explique Bruno Foraz, directeur du site lyonnais de Sanofi Genzyme. La suite est connue sur la scène lyonnaise : à savoir que lorsque Sanofi a racheté Aventis Pasteur et Genzyme, « l'ensemble des compagnies sont revenues dans la même famille ».
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Et jusqu'ici, le site de Gerland de Genzyme produisait principalement un sérum anti-lymphocytaire, utilisé comme un immunosuppresseur, visant à neutraliser le système immunitaire dans le cadre de la transplantation d'organes. Une activité pour laquelle il produit près de 1,2 millions de flacons chaque année, revendus dans le monde entier à destination des acteurs du marché de la transplantation d'organes. Mais depuis peu, cette filiale de Sanofi a voulu appuyer une seconde activité dans le domaine de la thérapie génique, en plein développement.
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