Son histoire remonte à 1903, et se poursuit un siècle plus tard vers d'autres horizons. La laboratoire pharmaceutique Aguettant (650 salariés, dont 550 en France) compte deux sites de production à Lyon Gerland et en Ardèche, ainsi qu'une plateforme logistique dans la banlieue lyonnaise à Saint-Fons. Il est également à la tête de plusieurs filiales commerciales en Europe (Royaume-Uni, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Italie, Espagne, etc) ainsi qu'en Asie (Hong-Kong, Vietnam, etc) et depuis quelques mois, en Amérique du Nord, et plus précisément au Canada. « Au total, nous commercialisions nos produits au sein de 70 pays en direct, ou par le biais de distributeurs », souligne leur président, Eric Rougemond, qui réalisait jusqu'ici 35% de son chiffre d'affaires habituellement à l'export.
Mais cet automne, elle a été l'une des premières entreprises françaises à remporter un appel à projets du gouvernement français, inclus dans France Relance.
Son projet vise alors à mieux s'outiller pour répondre à la demande, qui a explosé au cours des derniers mois, pour ses produits anesthésiants mais pas seulement.
Le lyonnais, spécialisé dans la production de produits injectables utilisés à l'hôpital, plus spécifiquement en anesthésie-réanimation, développait en effet jusqu'ici un portefeuille de produits d'une trentaine de molécules différentes, commercialisées auprès des hôpitaux français et étrangers. Et qui en sont venues en partie à manquer durant cette première phase de pandémie.
Il souhaite en premier lieu booster ses capacités de production à travers l'installation de deux nouvelles lignes de production dans le Rhône et en Ardèche, mais aussi de l'agrandissement de son centre logistique, situé en région lyonnaise. Avec l'ambition d'augmenter également ses capacités de R&D, en vue de pouvoir développer de nouveaux médicaments essentiels prêts à l'emploi, associent des molécules et des systèmes d'administration innovants afin de sécuriser les gestes médicaux à l'hôpital.