33 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023, 43 millions attendus cette année et une cible à 80 millions d'euros d'ici cinq ans. Les perspectives du spécialiste de la télé-radiologie Imadis, créé en 2008 par cinq jeunes radiologues des Hospices Civils de Lyon, sont ambitieuses.
Elles devraient se traduire par un doublement, à la même échéance, de ses centres de télé-interprétation (au nombre de douze aujourd'hui maillant le territoire, dont deux ouverts depuis le début de l'année) et de ses radiologues. Ils sont actuellement 600 médecins, dans toute la France, à exercer une partie de leur temps pour le compte de la medtech lyonnaise, l'autre partie en tant que médecin libéral ou salarié dans des établissements de santé.
D'ici cinq ans, Imadis espère pouvoir s'appuyer sur 1.000 d'entre eux, en préservant son modèle organisationnel (territorialisé) assez original dans ce secteur de la téléradiologie. Le point de mire n'est pas anecdotique : cette cible de 1.000 radiologues partenaires est en effet à mettre en regard avec les effectifs français de la profession. Ils étaient 9.140 radiologues en 2023, selon la DREES (direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques).
Autre indicateur de la croissance annoncée par Imadis : le nombre de ses salariés. Ils devraient passer de 140 à 200. L'entreprise travaille par ailleurs avec 200 établissements de santé qui lui sous-traitent l'interprétation de ses clichés d'imagerie. Une activité actuellement essentiellement tournée vers l'imagerie d'urgence de nuit et de jour mais qui, demain, devrait aussi s'appuyer sur un deuxième pied : l'imagerie programmée. D'ici cinq ans, Imadis espère travailler avec au moins 300 établissements de santé.